Les forces armées de la République Démocratique du Congo ont vivement condamné la soirée du lundi 6 Mars 2022 une énième attaque de la rébellion du M23 qui a cette fois visée un contingent de l’EAC et un camp des déplacés.
D’après le porte-parole des FARDC, le lieutenant colonel Ndjike Kaiko Guillaume, “cela constitue une une nième violation d’un cessez-le-feu par le M23/RDF”. Le militaire raconte que les rebelles appuyés par les éléments de l’armée rwandaises ont lancé une attaque ayant ciblée le contingent burundais de l’EAC, le camp des déplacés et les environs de Mubambiro. Une attaque au mortier 82 et 120. Le porte-parole de l’armée fait état « d’énormes dégâts ».
Cette réaction de l’armée régulière arrive alors que les combats ont repris ce lundi aux environs de Sake. Ces derniers se sont concentrés notamment autour de Karuba et Malehe, dans les groupements Mufuni-Karuba et Kamuronza. Les sources militaires indiquent que l’armée a reconquis Karuba dimanche et essaie d’avancer vers Mushaki. Cependant, plusieurs sources affirment que le M23 renforce à on tour ses effectifs à Mushaki.
Un autre front a eu lieu dans le Rutshuru. Les combats ont débuté tôt ce matin, lorsque les rebelles ont attaqué les troupes des FARDC basées à Kirima, dans le groupement Mutanda, en chefferie de Bwito. Les rebelles cherchaient à faire l’assaut sur Kibirizi, et après quelques heures d’échanges de tirs, ils se sont emparés du village Kibingu puis de Kibirizi qui était jusqu’alors une position cruciale que tenait l'armée congolaise pour empêcher l'avancée des rebelles vers Kanyabayonga dans la partie Grand-Nord de la province du Nord-Kivu, partie qui comprend notamment les territoires de Lubero et de Beni.
CongoRassure