Suite au massacre d'une quarantaine de civils non armés lors d'une tentative de manifestation à Goma, l'Union sacrée de la nation au Nord-Kivu demande la levée immédiate de l'état de siège et le début des enquêtes contre le gouverneur militaire, le lieutenant-général Constant Ndima Kongba. Considéré comme le principal responsable de cette tragédie, l'USN estime que les autorités militaires ne sont pas prêtes à abandonner le pouvoir.
Dans une déclaration rendue publique ce vendredi 1er septembre après une réunion urgente, cette plateforme politique exhorte le président Félix Tshisekedi à mettre fin rapidement à l'état de siège afin d'éviter le pire dans les jours à venir. Selon eux, les militaires, habitués au confort actuel, sont prêts à tout pour se maintenir au pouvoir, comme le démontrent ces massacres récurrents au Nord-Kivu chaque fois que la fin de l'état de siège est évoquée.
Tout en exprimant son soutien indéfectible aux Forces armées de la République démocratique du Congo dans leur lutte pour le retour de la paix, l'Union sacrée de la nation appelle la justice à ouvrir des enquêtes sur les actes du gouverneur militaire du Nord-Kivu afin qu'il réponde de ses actes.
"Nous demandons à la justice de prendre immédiatement en charge cette affaire afin que le lieutenant-général Constant Ndima, commandant des opérations au Nord-Kivu, puisse être traduit devant les tribunaux compétents", déclare la déclaration officielle lue par Stéphane Mashukano.
Il convient de rappeler qu'après ce carnage attribué à l'armée par la société civile, le bilan reste incertain. Kinshasa estime qu'il y a eu 43 civils lâchement abattus avec une cinquantaine de blessés, tandis que Human Rights Watch avance un chiffre d'au moins 49 personnes tuées, les organisations de la société civile, elles, parlent de près de 100 morts.
Daudi Amin