Le député national Jean-Baptiste Muhindo Kasekwa, élu de Goma, met en cause la responsabilité du président de la République et du Premier ministre dans le carnage qui a eu lieu le 30 août 2023 à Goma. Dans une conférence de presse tenue le mardi 12 septembre 2023 à Goma, Muhindo Kasekwa a déclaré avoir effectué un monitoring de la situation suite aux violations graves des droits de l'homme commises par les forces de défense et de sécurité contre les populations civiles de Goma.
Les principales conclusions de son enquête font état d'un bilan provisoire de 75 décès, 85 blessés graves, 142 détenus dans des conditions inhumaines et d'importants dégâts matériels.
Le député Muhindo Kasekwa souligne que ce carnage est le paroxysme d'une série de répressions sanglantes contre les manifestations pacifiques des populations du Nord-Kivu réclamant le droit à la paix et à la sécurité "sous le régime de Félix Tshisekedi". Il soutient que ce carnage est le plus sanglant comparé aux précédentes répressions des manifestations dans la ville, et il dénonce le plan systématique et organisé derrière ces violences.
Il rejette également l'idée que le lynchage d'un policier aurait été l'élément déclencheur de ce carnage, en citant les attaques meurtrières précédentes qui l'ont précédé.
Le député critique également les ministres Peter Kazadi et Patrick Muyaya pour avoir selon lui "insulté les populations du Nord et Sud-Kivu en affirmant que les deuils des victimes n'existent pas à Goma".
Il dénonce le traitement inhumain réservé aux familles des victimes lorsqu'elles ont tenté d'organiser un deuil collectif et la disparition du registre répertoriant les victimes.
La Rédaction