La vie se refait en groupement Tchini ya Kilima, dans la chefferie des Andisoma territoire d’Irumu, au sud de la ville de Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri. Ceci, après un conflit d’origine communautaire qui, dans le temps avait embrassé la zone.
Sur les treize (13) villages que compte le groupement Tchini ya Kilima, jadis bastion de la milice Front Patriotique Intégrationniste du Congo (FPIC en sigle), huit (08) sont à ces jours habités par les populations qui s'y sont retournées.
Ces villages sont notamment Ndete, Nongo, Amabo, Ayebo, Kakalaza et autres et les cinq (05) autres sont inhabités, les populations ne sont pas encore retournées et sont dans leurs milieux de déplacement dont Marabo, Komanda voire même dans la ville de Bunia.
D’après le chef de la chefferie des Andisoma, ce retour des populations est le résultat d’une part de l’engagement des jeunes à haut risque de cesser avec les hostilités et d’autre part l’implication du gouvernement Congolais à cette période de l'état de siège et ses paritaires dont la MONUSCO dans la sensibilisation des groupes armés à travers le dialogue intracommunautaire.
Nous sommes à 50% des retournés dans le groupement Tchini ya Kilima. C’est une grande joie pour moi. Parce que, être chef, c'est avoir de la population. La population est une richesse pour nous les chefs. Un chef sans population est un malheur », a fait savoir monsieur Jean Gaston Mangilyo, chef de la chefferie des Andisoma.
La chefferie des Andisoma a trois (03) groupements, dont le fameux groupement Tchini ya Kilima, que le mouvement armé de Front Patriotique Intégrationniste du Congo, FPIC en sigle avait pris le nom. Une accalmie règne dans la partie et les activités agricoles reprennent.
Ce qui doit se faire sur place reste le désarmement des jeunes détenteurs d’armes de guerre dans cette partie de territoire d’Irumu à travers le programme de désarmement démobilisation relèvement communautaire et stabilisation P-DDRCS en cours d’exécution en province de l’Ituri.
Joël Heri Budjo