Le retrait des troupes de la force régionale de l'EAC de la province du Nord-Kivu dans la partie Est de la RDC crée un climat de liesse au sein des différentes structures de la société civile de cette province.
Dans une interview avec la presse locale, Placide Nzilamba, membre du bureau de la coordination provinciale de la société civile du Nord-Kivu se dit satisfait de la décision du gouvernement Congolais, celle de refuser la prorogation du mandat de cette force qui selon lui, s'est illustrée dans la passivité des opérations militaires contre la rébellion du M23 active sur une partie de la province depuis maintenant deux (2) dans.
"Pour nous, c'est remercier le gouvernement infiniment, a l'occurrence le président de la république qui a entendu notre voix, qui a répondu favorablement à cette demande. De deux, c'est de remercier le président du Kenya, le peuple Kényan et son armée qui était le premier à se déployer ici au Nord-Kivu pendant que la situation était très chaude. Malgré le bilan mitigé, nous sommes quand même reconnaissant qu'ils étaient venus nous aider en dépit de l'échec qui a été consommé", réagit Placide Nzilamba.
Par ailleurs, face à ce retrait des troupes Kényane la matinée du dimanche 03 décembre, avant la date butoir, certains habitants ont une autre perception de l'avenir de la guerre que mène le M23 au Nord-Kivu.
Interrogés à ça sujet par congorassure.cd, certains habitants trouvent dangereux ce départ des troupes de l'EAC. Pour eux, Kinshasa avait déjà l'avantage de gagner cette guerre dès lors qu'il a découvert que son rempart était de mèche avec son ennemi. Son départ priverait Kinshasa d'avoir un contrôle sur toute conspiration de ses membres du regroupement qui jouent le double jeux de l'ennemi.
"Nous sommes vraiment satisfaits de l'imposition du gouvernement Congolais pour obtenir le départ de ces armées. Mais à mon avis, il n'était pas encore opportun de le faire partir à ce moment ou nous savons que le M23 bénéficiait de leur appui. Il faudrait les laisser et lancer des offensives contre et tout le monde qui les appuie. Là, ils sont en position de force de soutenir le M23 par tous les moyens et on ne saura pas établir un lien entre eux vu qu'ils ne sont plus chez nous", pense un habitant.
Dès leur retrait, des sources renseignent la reprise par le M23 des positions qui était sous contrôle des troupes Kényanes dans les territoires de Nyiragongo et Rutshuru, avec de probables attaques contre les positions des FARDC pour tenter d'étendre leur zone en violation du cessez-le-feu établi par les chefs d'États de la région des Grands Lacs.
Diddy MASTAKI, Goma