Comme tous les ans, la journée internationale de la femme va se commémorer ce mercredi 08 février 2023 sur toute la planète.
Alors qu’en République Démocratique du Congo cette journée va se passer sous méditation sur le contexte sécuritaire actuel de la partie Est du pays, des femmes de la ville de Bukavu au Sud-Kivu ont préféré utiliser cette journée pour dénoncer l’insécurité que traverse la partie Est de la RDC et apporter un soutien indéfectible aux Forces Armées de la RDC engagées sur le front.
Ces femmes s’exprimeront à travers une marche pacifique dont le Go est prévu à huit heures locale. Elles partiront de la place Monseigneur Muzihirwa pour chuter à la place de l’indépendance en plein centre-ville de Bukavu. Selon ces femmes, alors que le monde préfère placer le numérique au centre de plusieurs échanges de femmes, pour elles, la recherche de la paix dans la partie Est de la RDC se veut comme une priorité vu que les femmes et les jeunes filles sont parmi les victimes numéro un de cette instabilité sécuritaire actuelle.
À cette occasion, un mémorandum sera lu et présenté à l’autorité urbaine de la ville de Bukavu. Elles préfèrent voir leur marche rester apolitique, d’où la restriction de la présence des drapeaux et indices de différents partis politiques sur tout le trajet qu’elles comptent parcourir pour montrer leur ras-le-bol.
Pendant ce temps, l’ambiance reste loin d’être festive à Goma. Pas d’engouement dans les marchés, devant les étalages de vente de pagnes, moins encore dans les ateliers de couture comparativement aux éditions précédentes de la JIF 2023.
Certaines femmes de la ville touristique attribuent cette timidité à la situation socio-économique et sécuritaire à laquelle fait face la province actuellement.
« Nous ne pouvons pas célébrer cette journée pendant que des milliers de femmes souffrent, sont tuées, violées et passent des nuits sous d'intenses intempéries dans des camps de déplacés. Tant qu’elles continuent de souffrir c’est nous qui soufrons », évoque une couturière interrogée par CONGORASSURE.CD.
Ces femmes demandent rien que le rétablissement de la paix et la garantie de la protection de la femme pour que cette journée puisse avoir sa raison d’être.
Diddy MASTAKI, Goma