Nord-Kivu : Des jeunes enseignants des écoles protestantes demandent la mise à la retraite de leurs collègues de troisième âge
La classe juvénile des enseignants des écoles primaires protestantes de la province du Nord-Kivu demande le renouvellement du corps enseignant de ce réseau en renvoyant à la retraite tous les enseignants dont l’âge a dépassé la tranche légale d’exercice dans la fonction publique de la République Démocratique du Congo.
Selon Patient RAFIKI, représentant syndical du syndicat des écoles primaires protestantes au Nord Kivu, ce renouvellement tant souhaité vise à avoir un corps enseignant constitué de la nouvelle génération non seulement pour créer de l’emploi aux jeunes qui viennent fraîchement des études mais aussi améliorer la qualité de l’enseignement.
Pour lui, alors que la méthode éducative est en pleine évolution, surtout avec la nouvelle technologie qui est déjà d’application dans le programme national de l’éducation, la nouvelle génération reste mieux situer pour enseigner dans le respect scrupuleux de cette nouvelle notion.
Par ailleurs, il évoque l’inefficacité des personnes de troisième âge, car celles-ci présentent, selon lui, des difficultés à avoir de l’endurance physique et mentale pour dispenser les cours et maîtriser une salle de classe.
En revanche, monsieur Mazambi Munyarwata Rogatien, 70 ans, continue à enseigner à l’École Primaire Farahe, une école protestante située en ville de Goma. Avec son langage devenu de plus en plus lourd, il avoue a CONGORASSURE.CD être favorable à sa retraite, mais le gouvernement congolais n’est pourtant pas prêt à prendre en charge les retraités.
Cet homme de troisième âge, encore en service souligne que le régime de Kinshasa ne respecte pas les droits de la retraite.
Selon lui, il faut que les ministères concernés, à savoir celui de travail et prévoyance sociale, de la fonction publique et celui de l’enseignement primaire, secondaire et technique se mettent ensemble pour régler, dans cadre le plus légal possible, le problème des retraités.
« Quelqu’un qui a plus de 50 ans de service et on lui propose un versement d’une pension de retraite équivalent à mille dollars pour le reste de sa vie, c’est précipiter sa mort. Mieux vaut continuer à gagner ce qu’on a mensuellement de ce même gouvernement pour survivre », souligne Mazambi Rogatien qui pense aussi que « Si le gouvernement nous nous prend correctement en charge nous sommes prêt à quitter le service. » Poursuit-il.
Par contre, cet homme expérimenté de l’éducation continue à avoir des inquiétudes sur la qualité de l’enseignement que les jeunes de nos jours offrent aux apprenants. Il estime que la nouvelle génération présente encore plusieurs lacunes dans leur façon d’enseigner.
Pour lui, le ministre de tutelle doit concentrer son travail autour de ce préalable avec une réforme des enseignants pour ne pas mettre en péril l’éducation des enfants.