Dans un communiqué officiel publié Vendredi 2 Décembre 2022, l'ONG Journaliste En Danger (JED) déplore la brutalité de l'interpellation d'un groupe des journalistes correspondants des médias internationaux, pendant qu'ils couvraient une manifestation de protestation organisée en date du Jeudi 1er Décembre par les mouvements citoyens.
En effet, dans la matinée du Jeudi 1er Décembre, des centaines des jeunes sont descendus dans les rues de la ville de Goma répondant à l'appel des mouvements citoyens, celui de protester contre le déploiement dans la province du Nord-Kivu, des forces militaires de la communauté de l'Afrique de l'Est.
"Ces journalistes, correspondants congolais des médias congolais des médias internationaux à savoir Aljazeera, TV5, France 24, Reuters, AFP et bien d'autres portaient bien leurs filets marqués "Presse" quand le chef de la police, le commissaire Aba Van Ang, a ordonné à ses gardes de disperser la foule et la presse", a indiqué JED dans son communiqué.
De poursuivre ; "les journalistes ont été brutalement embarqués dans une jeep et conduits jusqu'au poste de la police où ils ont été retenus pendant près d'une démie-heure."
C'est en dénonçant cette violences contre des journalistes qui ne faisaient qu'exercer leur métier que JED a par la même occasion rappelé qu'une manifestation, même non autorisée pour les organisateurs, ne peut être interdite à la couverture des médias en vertu de la liberté de la presse.
En conséquence, JED demande au gouverneur militaire du Nord-Kivu de rappeler à l'ordre les responsables de la police nationale pour que pareil incident ne puisse plus se reproduire.