La République Démocratique du Congo (RDC), confirme son positionnement stratégique sur l’échiquier minier mondial. Le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a conduit la délégation Congolaise, lundi 02 mars 2026, à Toronto, au Canada, à la convention annuelle du Prospectors & Developers Association of Canada (PDAC 2026), considérée comme le principal forum mondial de l’exploration et du développement minier.
Selon une dépêche de la cellule de communication du ministère, Kinshasa a mis à profit cette tribune internationale pour promouvoir ses opportunités d’investissement dans les minéraux critiques, tout en présentant les réformes engagées en matière de gouvernance, de transparence et de traçabilité. Les autorités ont également mis en avant la politique de transformation locale, notamment à travers le développement des zones économiques spéciales.
Dans son allocution, le ministre a insisté sur la nécessité d’aller au-delà du simple potentiel géologique.
« Il ne suffit pas d’avoir des minéraux critiques. Il faut créer les conditions nécessaires à l’investissement pour transformer ce potentiel en richesse tangible. Nos lois et notre administration sont les meilleurs alliés de l’investisseur », a-t-il déclaré, évoquant la stabilité fiscale, les facilités administratives et la modernisation du cadre réglementaire pour attirer des capitaux responsables.
Cette démarche s’inscrit dans la vision du président Félix Tshisekedi et sous la coordination de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, avec l’ambition de positionner la RDC comme un acteur stratégique et responsable du secteur minier mondial.
Au cours de la journée, le ministre a visité les stands Congolais, notamment celui du ministère des Mines et celui de la province du Lualaba, mettant en lumière le dynamisme des provinces productrices et le potentiel national.
Faisant d’une pierre deux coups, Louis Watum Kabamba a également pris part au 11ᵉ sommet international des ministres des Mines, cadre stratégique de dialogue entre pays producteurs et consommateurs.
Les échanges ont porté sur la sécurisation des chaînes d’approvisionnement, l’alignement des politiques minières et le financement de nouveaux projets indispensables à la transition énergétique mondiale. À travers cette participation, la RDC réaffirme son ambition de bâtir un secteur minier moderne, attractif et bénéfique tant pour la nation que pour ses partenaires internationaux.
Gloire MALUMBA