Dans une note de service datée du 06 septembre 2024, Jacques Makelele Bakale, chef de la sous-division de Karisimbi, au Nord-Kivu, a imposé un ultimatum aux enseignants qui ne sont pas retournés à leurs postes depuis le début de la grève le 02 septembre. Les établissements scolaires sont désormais contraints de reprendre les cours dès lundi 09 septembre à 7h 30.
La note stipule que les chefs d’établissements doivent garantir le retour en classe de tous les enseignants absents depuis le début du mois. À défaut, les établissements devront établir des constats d'absences pouvant entraîner des sanctions, y compris la désertion des postes des enseignants concernés et leur remplacement, conformément aux directives en vigueur.
Cette directive a pour but de garantir la normalisation des activités scolaires et d’assurer que les élèves bénéficient de leur enseignement sans interruptions prolongées. Les chefs d’établissements sont donc appelés à appliquer ces mesures avec rigueur et diligence.
Pour des informations complémentaires, les directeurs d'écoles et les enseignants sont invités à consulter les instructions détaillées fournies dans la note de service.
Cependant, les enseignants restent déterminés dans leur mouvement de grève. Patient Rafiki, membre de l’intersyndicale des enseignants, a déclaré lundi que la grève se poursuivra jusqu’à ce que le gouvernement honore ses engagements financiers.
« Nous maintiendrons notre grève jusqu'à ce que les salaires des enseignants soient augmentés comme promis. Nous demandons aux parents de garder leurs enfants à la maison jusqu'à ce que nous obtenions satisfaction », a-t-il affirmé.
Depuis le 02 septembre, date officielle de la reprise des cours en RDC, les enseignants du secteur public sont en grève sèche pour réclamer une augmentation de salaire, visant environ cinq cent (500) dollars, une revendication qui demeure encore non satisfaite.
Diddy MASTAKI