RDC : Le Ministre Puela annonce pour bientôt le renforcement des capacités des animateurs de l’état de siège en matière de respect des droits humains
La question du respect des droits de l’homme tout au long de la période qui sera couverte par l’état de siège dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri est au centre des préoccupations du gouvernement de Kinshasa ainsi que de celles des différents acteurs des droits de l’homme. Le Ministre de tutelle annonce, à cet effet, que les capacités de tous les animateurs seront renforcées dans un futur proche.
Dans un communiqué officiel, le ministre des Droits de l’Homme, Fabrice Puela, a déclaré que dans un avenir proche, les militaires et les policiers en poste pendant l’état de siège seront renforcés en matière de respect des droits de l’homme. « Suite à la décision prise par le chef de l’Etat lors du onzième conseil des ministres, Nous allons bientôt effectuer une descente dans les territoires en état de siège pour veiller au respect des droits de l’homme« , a-t-il déclaré, ajoutant que cette descente permettra également de « renforcer les capacités des militaires, policiers et autres acteurs qui veillent sur la destinée de ces deux provinces ».
Réagissant aux déclarations faussement attribuées au gouverneur militaire de la province du Nord-Kivu, selon lesquelles « tout voleur attrapé sera pendu« , le ministre en charge des droits de l’homme a rassuré l’opinion nationale et internationale « de la ferme volonté du gouvernement de la République de respecter les droits humains des détenus et des hommes libres tant dans les zones concernées par l’état de siège que dans le reste du pays ».
Pour rappel, lors de sa visite à Beni en juin dernier, le Président Félix-Antoine TSHISEKEDI a réitéré que l’état de siège dans cette région ne sera en aucun cas un prétexte pour violer les droits des citoyens, « l’état de siège n’a pas été décidé pour vous embêter« , avait-il dit.
Il convient de noter que ces propos ont été tenus après que la société civile locale a exprimé des craintes quant à la prolifération probable d’abus contre la population civile pendant cette période d’une administration essentiellement militaire.
Par Nicole Lufungi, CongoRassure