Affaire Bukanga Lonzo : Le procès de l’ancien Premier ministre Matata Ponyo s’ouvre ce lundi à Kinshasa
Par Lwanzo Kasoki, CongoRassure Kinshasa
La cour constitutionnelle entame ce lundi 25 octobre le procès de l’ancien Premier Ministre Matata Ponyo et consorts, dans la capitale Kinshasa.
Il est reproché à l’ancien Chef du gouvernement sous la présidence de Joseph Kabila et actuel sénateur, le détournement de deniers publics qui étaient destinés au projet du parc agro-industriel de Bukanga Lonzo.
En novembre dernier, dans un rapport accablant, l’Inspection générale des finances (IGF), qui a désigné le sénateur Augustin Matata Ponyo comme l’auteur intellectuel de la débâcle du projet pilote de Bukanga Lonzo, avait affirmé que 205 millions de dollars américains sur les 285 millions de dollars américains qui avaient été débloqués par le Trésor public pour ce parc agro-industriel, avaient été détournés.
Affirmation rejetée par le principal accusé, qui a pour sa part déclaré, être fier d’avoir servi la République Démocratique du congo dans la transparence et a laissé entendre qu’il croyait dur comme fer au pouvoir de la vérité.
Il convient de noter que l’ancien Premier ministre qui comparaîtra ce lundi avec deux autres prévenus, à savoir le directeur général en suspension du Fonds de promotion de l’industrie ainsi qu’un sujet sud-africain, Christo Grobler, après identification, pourront suivre la relecture de l’acte d’accusation dans lequel l’accusation détaillera les griefs retenus contre eux. Cette étape sera suivie de la vérification des faits par le tribunal.
C’est en mai dernier, sur son compte Twitter, que le sénateur Matata Ponyo Mapon avait annoncé son retour en RDC, selon lui, pour répondre à la justice. « Je remercie les Congolais qui, par amour de la RDC, m’ont demandé de ne pas rentrer au pays. Je leur dis : pour l’amour de la RDC, certains d’entre nous doivent avoir le courage de braver l’injustice. Les jeunes, surtout, en ont besoin… J’ai décidé d’écourter mon séjour de travail et de rentrer à Kinshasa pour faire face à une justice instrumentalisée politiquement. Je suis fier d’avoir servi mon pays dans la transparence et je crois au pouvoir de la vérité », avait-il écrit.
Et trois mois plus tard, l’ancien Premier ministre et ministre des Finances rappelait par le même canal la décision de la Chambre haute du Parlement, insistant que l’organe délibérant n’avait pas autorisé au procureur de le poursuivre dans l’affaire Bukanga Lonzo.