RDC : Vital Kamerhe bénéficie d’une liberté provisoire
L’ancien directeur de cabinet du Président de la République Félix Tshisekedi et président de l’Union pour la nation congolaise, Vital Kamerhe, a bénéficié lundi d’une liberté provisoire, ont rapporté plusieurs sources judiciaires.
C’est vers 16 heures, heure de Kinshasa, que la rumeur d’une probable libération provisoire de Vital Kamerhe a commencé à inonder la toile congolaise, sans qu’aucune voix officielle ne vienne la confirmer ou l’infirmer.
Trois quarts d’heure plus tard, une source judiciaire a simplement confirmé cette décision de la justice à certains médias et journalistes, sans s’étendre sur le sujet.
Ainsi, pour l’instant, aucun détail concernant cette liberté provisoire n’a filtré dans l’opinion publique. Toutefois, certains proches de l’homme politique ont assuré que si leur leader devait bénéficier d’une liberté provisoire, une déclaration officielle de son parti politique, qui est l’UNC ou celle de ses avocats pourrait probablement suivre dans les prochaines heures.
Outre ces informations qui arrivent au compte-gouttes, de leur côté, les avocats de Kamerhe disent avoir été informés de la décision prise d’accorder la liberté provisoire à leur client. Ils ont également déclaré qu’ils se rendaient à la Cour de cassation pour obtenir plus de détails.
Vital Kamerhe, qui vient d’être mis en liberté provisoire par la Cour de cassation, avait été condamné pour détournement en même temps qu’un homme d’affaires libanais qui avait remporté le contrat de construction de maisons préfabriquées pour les militaires et les policiers.
La peine initiale de 20 ans de servitude pénale et de dix ans d’inéligibilité avait été révisée en juin dernier en appel en une peine de 13 ans de travaux forcés.
Les juges avaient également confirmé le paiement de dizaines de millions de dollars de dommages et intérêts aux parties civiles, la restitution de plus de 50 millions de dollars détournés, ainsi que la saisie de biens et de fonds détenus dans des banques pour Kamerhe, son épouse et ses deux belles-filles.
Jean-Marie Kabengele, l’avocat de l’ancien directeur de cabinet de Félix Tshisekedi, avait déclaré à l’époque qu’il n’était pas d’accord avec la décision. « Notre client ne mérite aucune sanction. Nous allons savoir, après des consultations avec lui, quelle voie suivre », avait alors dit Kabengele.