Au lendemain de la répression brutale d'une manifestation à Goma, capitale de la province du Nord-Kivu en République démocratique du Congo, les réactions de condamnation se multiplient face à cette tragédie qui a coûté la vie à au moins 48 civils.
Cette manifestation organisée par les fidèles M. Bisimwa, pasteur d’une église locale, visait notamment à protester contre la présence des forces onusiennes ainsi que celle des troupes Kenyanes, ougandaises, burundaises et soudanaises qui sont dans cette partie du pays dans le cadre de la force régionale de l’EAC.
Ayobangira Safari, député élu du Nord-Kivu et originaire de Masisi, exprime sa consternation et demande que justice soit rendue. "Ce drame est intolérable, surtout à quelques encablures des bureaux des autorités de l'état de siège", déclare-t-il. Il appelle la justice militaire à mener une enquête approfondie.
Alors que l'Agence France Presse, citant un rapport des Forces armées de la République démocratique du Congo, évoque le chiffre de 48 civils tués lors de la répression de cette manifestation anti-ONU à Goma mercredi, le gouverneur militaire du Nord-Kivu, le Lieutenant-Général Kongba Constant, affirme avoir dépêché ce jeudi matin un médecin afin d'obtenir un rapport précis sur le nombre de blessés et de morts.
Le bilan officiel précédent, annoncé mercredi soir par le porte-parole de l'armée à Goma, le lieutenant-colonel Guillaume Ndjike, faisait quant à lui état de six manifestants tués et d'un policier "lapidé à mort".
Cette répression continue de susciter une vague d'indignation face à la tragédie qui s'est déroulée à Goma, où des civils ont perdu la vie dans l'exercice de leur droit à manifester. Plusieurs organisations de la société civile, dont le mouvement citoyen de Lutte pour le changement, Lucha, appellent Les autorités à faire la lumière sur ces événements et à s’assurer que les responsables soient traduits en justice.
CongoRassure