Suite aux graves perturbations survenues le 22 avril 2026 dans la province éducationnelle du Kasaï 1, le Ministère de l’Éducation Nationale et Nouvelle Citoyenneté a réagi avec fermeté. Entre mesures d'urgence et enquête administrative, l'heure est à la stabilisation pour protéger la scolarisation des jeunes filles.
Le climat scolaire a été lourdement entaché mercredi dernier au Kasaï 1. Des incidents, liés à la mise en œuvre des bourses du Projet d’Apprentissage et d’Autonomisation des Filles (PAAF), ont entraîné des renvois d'élèves, des interruptions de cours et des blessés.
Face à cette situation, le Ministère a publié un communiqué officiel le 23 avril pour condamner ces dérives et rétablir l'ordre.
Le ton est clair : le Ministère exprime sa solidarité envers les familles et rappelle un principe fondamental : un différend administratif ou financier ne peut, en aucun cas, justifier l'exclusion d'une élève. Le PAAF, conçu pour lever les barrières à la scolarisation des filles, ne doit pas devenir lui-même une source de précarité ou de danger.
Pour éteindre l'incendie, le MINEDU-NC a annoncé une série de mesures phares, à commencer par la cessation immédiate de tout renvoi lié au programme PAAF et la reprise normale des activités scolaires. Parallèlement, une cellule de crise et une mission de stabilisation ont été déployées pour sécuriser les bénéficiaires et faire la lumière sur les faits.
Un audit administratif et financier « flash » a également été lancé pour vérifier la gestion des bourses, tandis qu'un calendrier de régularisation pour les évaluations certificatives sera communiqué sous 72 heures.
Enfin, les canaux de plainte seront renforcés pour permettre aux parents et élèves de signaler tout abus futur.
Au-delà de l'urgence, le Ministère engage une enquête administrative profonde. L'objectif est d'identifier les responsables dans la chaîne de mise en œuvre, mais aussi de sanctionner les comportements ayant conduit aux troubles et aux décisions de renvoi jugées inacceptables. Le Ministère a d'ailleurs précisé que si les difficultés constatées appellent des corrections rapides et de la redevabilité, il n'est pas question d'abandonner le programme.
L'appel est désormais au calme et à l'utilisation des voies institutionnelles pour résoudre les contentieux, une nouvelle mise à jour publique étant prévue dans les jours à venir pour suivre l'évolution de la situation au Kasaï 1.
Gloiredo Ngise