La Coordination provinciale de la Société civile Forces vives du Nord-Kivu a réclamé l’arrestation de l’ancien président congolais Joseph Kabila et son renvoi devant la justice internationale, l’accusant d’être impliqué dans les activités du mouvement politico-militaire Front pour la refondation de la nation (FRN).
Dans ce document daté du 22 octobre, l’organisation affirme que le FRN constitue une nouvelle appellation de la rébellion du M23-AFC, qu’elle accuse d’être soutenue par le Rwanda. Elle présente Joseph Kabila, qui a dirigé la République démocratique du Congo de 2001 à 2019, comme le responsable de cette nouvelle structure, des accusations qui n’ont pas été établies de manière indépendante.
La société civile du Nord-Kivu estime que cette évolution constitue une menace pour la paix et la cohésion nationale, mais également pour la stabilité de la région des Grands Lacs. Elle accuse par ailleurs l’ancien chef de l’État de chercher à fragiliser les processus de paix en cours, notamment les initiatives de Washington et de Doha.
Face à cette situation, l’organisation appelle le président Félix Tshisekedi à mobiliser les moyens humains et matériels nécessaires pour contrer ce qu’elle qualifie de velléités bellicistes du M23-AFC, de la RDF et du FRN. Elle demande également aux autorités congolaises de solliciter le concours du procureur de la Cour pénale internationale (CPI) en vue de poursuites contre les responsables présumés des crimes commis dans l’est du pays.
La coordination provinciale exhorte en outre les communautés du Nord-Kivu à préserver leur unité, à soutenir les autorités légalement établies et à transmettre aux forces de défense et de sécurité toute information susceptible de contribuer à la protection de l’intégrité territoriale et de la sécurité collective.
Elle annonce enfin son intention d’organiser des manifestations publiques pacifiques afin d’interpeller les décideurs nationaux, régionaux et internationaux sur la poursuite du conflit dans l’est de la RDC.
La province du Nord-Kivu reste confrontée à une crise sécuritaire persistante, marquée notamment par les affrontements impliquant le M23-AFC et les forces gouvernementales congolaises. Les accusations formulées dans cette déclaration n’ont pas fait l’objet d’une vérification indépendante dans le cadre de cette dépêche.
Daudi Amin