Alors que la 17ᵉ épidémie de maladie à virus Ebola continue de sévir en République Démocratique du Congo (RDC), les responsables des différentes confessions religieuses se sont réunis, jeudi 1ᵉʳ octobre 2026, au Centre d’accueil Caritas, pour réfléchir à leur contribution à la riposte.
Cette rencontre visait à renforcer leur engagement dans la prévention et la sensibilisation des communautés, en s’appuyant notamment sur l’influence des institutions religieuses auprès des fidèles.
Au cœur des échanges : le renforcement des messages de prévention et une plus grande implication des communautés religieuses dans les actions de lutte contre l’épidémie. L’objectif est de mieux informer les populations et de favoriser l’adoption des mesures de protection contre le virus.
Les lieux de culte et les différents espaces de rassemblement religieux sont ainsi appelés à devenir des relais de sensibilisation, dans le cadre d’une collaboration accrue entre les acteurs de la riposte et les responsables religieux.
Cette mobilisation intervient dans un contexte épidémiologique toujours préoccupant. Selon le point de situation du 29 septembre communiqué par le gouvernement, la RDC comptabilisait 8 224 cas confirmés, dont 851 patients en isolement ou hospitalisés, 2 121 guérisons et 3 982 décès. Le taux de létalité s’établissait à 48,4 %, tandis que le suivi des contacts atteignait 78,7 %.
La riposte se poursuit dans sept provinces et 63 zones de santé touchées. Les interventions portent notamment sur la prise en charge des malades, la prévention communautaire et le renforcement des capacités des équipes soignantes.
Sur le terrain, plusieurs actions sont en cours. À Bafwasende, dans la province de la Tshopo, des médicaments ont été réceptionnés, tandis que les travaux de construction du centre de traitement Ebola se poursuivent. Des intrants de laboratoire ont également été acheminés dans la province pour soutenir les activités de diagnostic.
La sensibilisation s’étend également aux établissements scolaires et aux communautés locales. Dans la Tshopo, des élèves ont été informés sur les mesures de prévention. À Titule, dans le Bas-Uélé, une émission de radio interactive a permis de répondre à une rumeur portant sur la vaccination des élèves.
Au-delà de la prévention et de la prise en charge médicale, l’accompagnement psychosocial demeure un autre volet de la riposte. Au Nord-Kivu, des équipes spécialisées apportent leur soutien aux familles accueillant des enfants séparés de leurs proches ou devenus orphelins. Elles accompagnent également la réintégration des personnes guéries au sein de leurs communautés.
Parallèlement, la formation du personnel de santé se poursuit pour améliorer la prévention et le contrôle des infections. À Makiso-Kisangani, une formation intégrée a été lancée à l’intention des prestataires des établissements privés. À Ganga, les sessions destinées aux personnels de première ligne et aux hygiénistes se poursuivent.
Dans cette lutte, la mobilisation des confessions religieuses vient ainsi compléter les interventions sanitaires et communautaires, alors que les autorités poursuivent leurs efforts pour contenir l’épidémie.
Gloire Malumba