Des dysfonctionnements graves ont été signalés dans l’usage de véhicules officiels estampillés « PR » (Présidence de la République) dans la capitale de la République démocratique du Congo, selon une communication interne attribuée à l’Assistant logistique du Chef de l’État et à la Coordination des ressources humaines.
Le document déplore le « non-respect du Code de la route et des feux de signalisation », la circulation en double file ou en sens interdit, ainsi que des comportements qualifiés d’« intimidations » à l’égard d’autres usagers et d’agents de l’ordre.
Gyrophares interdits et plaques dissimulées
Les auteurs du message dénoncent également « l’installation strictement interdite de gyrophares et autres dispositifs assimilés », ainsi que des pratiques telles que le bâchage ou la dissimulation des plaques d’immatriculation.
Sont visés des conseillers, cadres, chefs de services et collaborateurs bénéficiant de véhicules de fonction, accusés d’abus d’autorité, de trafic d’influence ou d’invocation abusive du nom de la Présidence pour échapper aux contrôles.
Ces comportements constitueraient, selon la même source, « une violation grave des engagements pris » et porteraient atteinte à l’image, à la crédibilité et à l’autorité morale de l’institution présidentielle.
Sanctions annoncées
La note avertit que tout contrevenant s’expose, sans avertissement préalable, à un blâme officiel et à la confiscation immédiate du véhicule de fonction, « sans préjudice d’éventuelles poursuites administratives ou disciplinaires ».
« Aucune tolérance, aucune intervention et aucun passe-droit ne seront admis », conclut le message.
Cette mise au point intervient dans un contexte où la lutte contre l’incivisme routier et les abus liés aux véhicules officiels demeure un enjeu récurrent à Kinshasa, métropole confrontée à une circulation dense et à des défis persistants en matière de discipline administrative.
Diddy Mastaki