À quelques jours de l’ouverture de la session parlementaire de mars, le député national Charles Kakule Sabungo a échangé dimanche avec ses électeurs vivant à Kinshasa, notamment des déplacés ayant fui les violences dans l’est de la République démocratique du Congo.
Réunis lors d’un café de redevabilité parlementaire organisé dans la capitale, plusieurs déplacés originaires de Goma et de ses environs ont dénoncé leur situation précaire, affirmant vivre depuis plus d’une année sans prise en charge du gouvernement congolais après avoir fui les combats liés à la rébellion du M23. Leur principale revendication reste le retour de la paix afin de regagner leurs milieux d’origine.
« Nous voulons simplement que la guerre cesse pour rentrer chez nous », ont résumé plusieurs participants, décrivant des conditions de vie difficiles dans la capitale où ils se sont installés provisoirement.
Face à ces doléances, le député Charles Kakule Sabungo élu de Goma a promis de porter ces préoccupations devant l’Assemblée nationale lors de la session parlementaire qui doit s’ouvrir dans les prochains jours.
Au cours de cette rencontre, l’élu de Goma a également présenté le bilan de ses activités parlementaires durant les sessions de mars et de septembre 2025. Selon lui, il a participé au vote d’une vingtaine de lois depuis 2024 et initié plusieurs initiatives de contrôle parlementaire.
Il affirme notamment être l’auteur de deux questions adressées au gouvernement : l’une au ministre des Affaires sociales portant sur les conditions de vie des déplacés de guerre venus de l’est du pays, et l’autre au ministre du Tourisme concernant un présumé détournement de fonds destinés à la réhabilitation du site touristique de N’sele.
Le député s’est également félicité de sa participation aux travaux parlementaires ayant conduit à la formulation de plus de 680 questions orales et écrites à la chambre basse du parlement.
La rencontre a aussi permis à l’élu de recueillir les attentes de sa base électorale installée à Kinshasa. La fin de la guerre dans l’est du pays demeure la principale préoccupation exprimée par les participants.
Cet échange s’est tenu le 8 mars, journée consacrée à la célébration de la Journée internationale des droits des femmes. À cette occasion, une pensée particulière a été adressée aux femmes de l’est de la RDC, confrontées aux conséquences du conflit armé.
Par Pacheco Kavundama