Le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, a reçu en audience, mardi, une délégation de pasteurs conduite par Godé Mpoy, représentant légal du Haut Conseil des Églises de Réveil charismatiques et autres.Ces responsables religieux sont venus exprimer leur gratitude au ministre pour avoir supprimé l’obligation faite aux prédicateurs de détenir un permis de culte.
D'après une dépêche de la cellule de communication du ministère, à l’issue de la rencontre, dans une interview accordée à la cellule de communication du ministère, le pasteur Godé Mpoy a indiqué que cette mesure avait suscité de vives inquiétudes au sein des Églises.
« Comme vous le savez, les Hauts Conseils des Églises de réveil charismatique et autres s’étaient engagés dans une bataille contre l’imposition du permis de culte. Mais avec l’arrivée de l’actuel ministre, cette mesure a été levée. Aujourd’hui, l’Église est en paix », a-t-il déclaré.
Le responsable religieux a également encouragé le ministre à poursuivre les réformes engagées. Il a par ailleurs informé les fidèles que l’obligation du permis de culte est désormais abrogée, saluant l’attitude « attentive et pondérée » de Guillaume Ngefa Atondoko Andali, qu’il dit avoir été sensible à leur démarche.
La même source souligne enfin que cette visite marque une étape importante dans la reconnaissance et la consolidation de la liberté de culte en République démocratique du Congo (RDC).
Pour rappel, le 21 octobre 2025, Guillaume Ngefa Atondoko Andali avait annoncé la suppression de l’obligation faite aux prédicateurs de détenir un permis de culte. Cette mesure, instaurée par son prédécesseur Constant Mutamba, avait été jugée « sans base légale ».
Elle concernait notamment la levée temporaire des mesures relatives à la délivrance de certains documents administratifs prévues par le communiqué n°002 du 29 septembre 2025, une décision entrée en vigueur immédiatement. Selon le ministère de la Justice, ces décisions font suite à une évaluation juridique approfondie ainsi qu’à la mise en place de nouveaux mécanismes visant à garantir la régularité, la transparence et la traçabilité dans le traitement des requêtes administratives.
Le ministre avait affirmé agir en application de l’article 22 de la Constitution afin de « renforcer la liberté de religion et la sécurité juridique dans le pays ». Il avait en outre instruit les services compétents de reprendre leurs activités dans le strict respect des lois de la République et des nouvelles directives internes.
Le ministère de la Justice avait enfin, réaffirmé sa volonté de poursuivre les réformes structurelles engagées afin de renforcer la transparence, la rigueur et la légalité dans la gestion des actes publics.
Gloire Malumba