Après l'étape de Kadutu, une cinquantaine de femmes et filles de la zone de santé d’Ibanda se sont réunies vendredi 17 avril pour évaluer l’impact de leurs activités génératrices de revenus (AGR) au sein de leurs Associations Villageoises d’Épargne et de Crédit (AVEC).
Cette initiative, portée par l'organisation AIBEF, vise à transformer la vulnérabilité des survivantes de violences basées sur le genre (VBG) en un leadership économique et social. Lors des échanges, les participantes exerçant par exemple le petit commerce, la coupe et couture, la vente des articles et produits vivriers ont souligné combien ces AVEC renforcent la cohésion sociale et facilitent l'accès au crédit.
Malgré des avancées réelles, les bénéficiaires ont identifié plusieurs freins à leur épanouissement notamment les tracasseries ; la volatilité des prix ainsi que les difficultés de recouvrement de créances. Loin de se décourager, ces femmes se sont engagées à appliquer rigoureusement les principes de gestion appris lors des formations de l'AIBEF.
« J'avais des lacunes sur l'importance des AVEC, mais après avoir échangé avec d'autres femmes j'ai compris que je ne devrais plus trainer les pas car cette initiative présente plusieurs avantages. En plus, on nous a édifié sur le fonctionnement, comment rentabiliser nos AGR et minimiser les risques. En tout cas merci à AIBEF pour ces moments », a rassuré Iragi Mukelenge Chance de l'aire de santé d'Irambo.
En capitalisant sur leurs expériences communes, elles ne se voient plus seulement comme des survivantes, mais comme de véritables actrices du développement local à Bukavu. Pour l'AIBEF, ce cadre d'échange réaffirme que l'autonomie financière est un pilier essentiel pour restaurer la dignité humaine et leur leadership à travers l'autonomisation.
Rédaction