Le fonctionnement de plusieurs établissements scolaires du groupement Bandavilemba, sur l’axe Komanda–Luna, en chefferie des Walese-Vonkutu, territoire d’Irumu, suscite de vives préoccupations dans le secteur de l’éducation.
Selon des informations recueillies sur place, plusieurs écoles récemment retournées à un fonctionnement normal connaissent des irrégularités importantes dans l’organisation des cours, affectant directement le temps d’apprentissage des élèves.
Il est signalé que dans certaines écoles, les horaires officiels ne sont pas respectés. Des enseignants arrivent tardivement ou se présentent de manière irrégulière, perturbant ainsi le déroulement normal des activités pédagogiques.
Cette situation entraîne un démarrage tardif des cours, alors que l’horaire officiel prévoit généralement le début des enseignements à 8 heures locales.
Outre les retards, des absences non justifiées sont également dénoncées dans plusieurs établissements. Certains enseignants ne se présentent pas régulièrement à leurs postes, sans communication claire avec les directions scolaires ni avec les autorités éducatives locales.
Ces absences répétées fragilisent l’encadrement des élèves et créent des interruptions fréquentes dans le programme scolaire.
Autre constat préoccupant, les cours sont parfois interrompus très tôt dans la journée. Dans certaines écoles, les élèves sont renvoyés à la maison dès 10 heures du matin, alors que la journée scolaire devrait normalement se poursuivre jusqu’à l’après-midi.
Cette réduction du temps de classe limite considérablement les heures d’apprentissage et affecte la qualité de l’enseignement dispensé.
Pour plusieurs acteurs locaux, cette situation constitue une atteinte au droit fondamental à l’éducation. L’éducation étant un droit garanti à chaque enfant, tout dysfonctionnement dans son organisation est perçu comme une violation de ce droit.
Dans ce contexte, Christophe Munyanderu, défenseur des droits humains et chef d’antenne de l’APDEF dans le territoire d’Irumu, appelle les autorités éducatives à intervenir rapidement.
Il sollicite l’ouverture d’une enquête par la sous-division de l’éducation Irumu 1 afin de faire la lumière sur ces dysfonctionnements et d’identifier les responsabilités.
Cet acteur recommande également que des sanctions exemplaires soient prises à l’encontre des enseignants fautifs, afin de décourager ces pratiques et de rétablir la discipline dans les écoles concernées.
Selon lui, les enseignants étant rémunérés par l’État pour assurer un service public essentiel, le non-respect de leurs obligations professionnelles compromet directement l’avenir scolaire des enfants.
L’APDEF insiste sur la nécessité de rétablir un encadrement rigoureux et régulier dans les écoles de Bandavilemba, afin de garantir aux enfants un enseignement de qualité et conforme aux normes éducatives en vigueur.
Cette situation met en lumière les défis persistants auxquels fait face le secteur éducatif dans certaines zones du territoire d’Irumu, où la régularité scolaire demeure un enjeu majeur.
Joël Heri Budjo