Les services de sécurité ont annoncé un important coup de filet contre le trafic illicite des espèces protégées dans la ville de Kindu, montrant l’ampleur persistante du commerce clandestin des produits issus de la faune sauvage en République Démocratique du Congo.
Selon les premières informations communiquées, plusieurs suspects ont été interpellés lors de cette opération menée dans la province du Maniema. Les agents ont saisi six peaux de léopard, deux pangolins encore vivants, environ 600 kilogrammes d’écailles de pangolin ainsi que 42 kilogrammes d’Ivoire.
Cette importante saisie révèle l’existence d’un réseau structuré de trafic d’espèces protégées opérant dans cette partie du pays, au moment où les organisations environnementales alertent sur l’intensification du braconnage et du commerce illégal de produits fauniques en Afrique Centrale.
Les pangolins et les éléphants figurent parmi les espèces les plus ciblées par les réseaux criminels internationaux en raison de la forte demande en écailles et en ivoire sur certains marchés asiatiques et clandestins.
Des sources sécuritaires évoquent une enquête en cours afin d’identifier d’éventuelles ramifications nationales et transfrontalières de ce réseau.
Cette opération intervient dans un contexte de préoccupations croissantes autour de la protection de la biodiversité Congolaise, alors que la RDC abrite certaines des réserves fauniques les plus importantes du continent Africain.
Plusieurs observateurs estiment que l’insécurité, la pauvreté et la faiblesse des mécanismes de contrôle dans certaines régions favorisent l’expansion des filières de trafic d’espèces protégées.
Diddy Mastaki