Une enquête urgente et indépendante est réclamée sur la disparition présumée d’environ 50 kilogrammes d’or en Ituri, avec de possibles irrégularités dans le circuit de contrôle minier.
La demande émane de Max Nissan, point focal de la Grande Orientale et chargé de mission du chef de l’État pour la médiation et la résolution des conflits. Il affirme disposer d’informations faisant état d’une possible implication de certains services miniers.
« Une affaire de plus ou moins 50 kg d’or aurait échappé au contrôle de l’État Congolais en province de l’Ituri. Selon les informations que j’ai, les services des Mines et le SAEMAPE seraient impliqués dans cette fraude minière », a déclaré Max Nissan.
Il demande au ministère des Mines de dépêcher une commission d’enquête « urgente et indépendante » afin d’établir les responsabilités dans cette affaire.
Cette sortie intervient dans un contexte marqué par des préoccupations récurrentes autour de la traçabilité de l’or, du contrôle des activités minières et de l’exploitation illégale en Ituri. Max Nissan avait déjà plaidé pour une enquête sur la gestion du secteur minier dans la province, avec notamment la participation du Parquet, de l’Inspection générale des mines et des services de sécurité.
À ce stade, aucune preuve établissant l’implication de la Division des Mines ou du SAEMAPE dans une fraude portant sur ces 50 kg d’or n’a été rendue publique. Les faits rapportés restent donc au stade d’allégations et nécessitent des vérifications par les autorités compétentes.
Joël Heri Budjo