Le gouvernement Congolais a réaffirmé sa stratégie sécuritaire dans l’Est du pays, lors d’une intervention au Sénat du ministre d’État Guillaume Ngefa, qui a défendu la prorogation de l’état de siège en Ituri et au Nord-Kivu ainsi que la réforme de la justice militaire.
Face aux sénateurs, le ministre a présenté ces mesures comme des leviers essentiels pour renforcer la réponse de l’État face à l’insécurité persistante dans ces provinces, théâtre d’attaques récurrentes de groupes armés. L’objectif affiché est de mieux protéger les populations civiles, régulièrement exposées à des violences meurtrières.
L’état de siège, en vigueur depuis 2021 dans ces régions, confère des pouvoirs élargis aux autorités militaires et policières pour faire face aux menaces sécuritaires. Sa prolongation continue toutefois de susciter des débats, certains acteurs politiques et de la société civile appelant à une évaluation plus approfondie de son efficacité.
En parallèle, la réforme de la justice militaire vise à améliorer le traitement judiciaire des infractions liées au conflit, notamment en renforçant la discipline au sein des forces de défense et en luttant contre l’impunité. Pour le gouvernement, cette réforme constitue un pilier central dans la restauration de l’autorité de l’État dans les zones affectées.
Cette double initiative intervient dans un contexte marqué par une recrudescence des violences dans l’Est de la République Démocratique du Congo, où les autorités tentent de concilier impératifs sécuritaires et respect de l’État de droit.
Diddy Mastaki