Le journaliste réfugié Burundais basé dans le camp de Lusenda, M. Samuel Gaylord Niyukuri, est de nouveau privé de liberté depuis ce lundi 05 octobre 2026.
Selon les informations recueillies par notre rédaction et confirmées par le Rédacteur en Chef de ONGEA, M. Marie Charles Nininahazwe, le confrère a été arrêté à l'intérieur même du camp de Lusenda par des éléments Wazalendo.
« Dieu aidant, ils n'ont pas réussi à le faire sortir du camp car la police détachement au camp est intervenue à temps », témoigne la source.
Pour le moment, depuis cette intervention, le journaliste est détenu au cachot de la police détachement de Lusenda.
Des accusations sans fondement et une rançon exigée
Les Wazalendo reprocheraient à notre confrère une prétendue « collaboration avec les rebelles ». Ils réclameraient, selon l'alerte, soit sa restitution entre leurs mains pour en faire justice, soit le paiement d'une amende de 200 dollars Américains.
Un officier de la police judiciaire qui détient le dossier, contacté par ONGEA, a révélé que les accusations portées contre Samuel sont sans fondement, mais qu'il continue à le maintenir au cachot pour sa protection.
Une deuxième arrestation en moins d'un mois
Ce n'est pas la première fois que le confrère est ciblé. Pour rappel, le 23 septembre dernier, le journaliste avait déjà été arrêté par les FARDC sous des accusations similaires de collaboration avec les rebelles. Cette arrestation était intervenue juste un jour après sa couverture médiatique de la visite tripartite des agences onusiennes (UNHCR, UNOCHA et PNUD) dans le camp de Lusenda.
Ce jour-là, une somme équivalente à 857.000 francs Congolais, soit près de 380 dollars américains, lui aurait été extorquée pour obtenir sa libération.
La Rédaction de ONGEA et le collectif des journalistes de Fizi s'indignent et rappellent que détenir un journaliste au cachot pour le protéger est une aberration. Sa place n'est pas en détention.
Rédaction