Christophe Mboso lève le ton contre les violences à l’endroit des députés lors de l’exercice du contrôle parlementaire
Au cours de la séance plénière du mercredi 30 mars 2022 consacrée à l’examen de la motion de défiance contre le ministre de l’Economie nationale, le président de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso a rappelé à l’opinion publique en général et aux députés nationaux en particulier, que les moyens de contrôle parlementaire doivent s’exercer dans le respect des normes et des textes, en l’occurrence la Constitution et le règlement intérieur de la chambre basse du parlement, dans toute la jurisprudence ainsi que dans les bonnes pratiques parlementaires.
Christophe Mboso, l’a fait savoir suite aux prétendus conflits qui existeraient entre les élus nationaux et les membres du gouvernement dans leurs interpellations.
« Les députés nationaux sont dans l’exercice normal, légal et légitime de leurs fonctions en exerçant leurs contrôles parlementaires. Par conséquent, les élus du peuple ne méritent ni violences physiques, ni insultes, encore moins des attaques verbales dans les médias de la part de qui que ce soit », a-t-il déclaré.
Il a ajouté, par ailleurs, que les membres du Gouvernement ou les chefs d’entreprises publiques visés par les moyens de contrôle jouissent du bénéfice de la présomption d’innocence.
A ce titre, leurs réponses doivent être examinées de manière responsable et objective « en tenant compte du contexte sécuritaire, social et économique de telle sorte que toute personne placée dans les mêmes circonstances n’aurait pas eu à agir autrement ».
Le vice-Premier ministre, le ministre de l’Intérieur Daniel Aselo et le ministre de l’Economie nationale ont été interrogés mercredi à l’Assemblée nationale. Le premier a répondu à une question orale avec débat sur la situation sécuritaire et institutionnelle dans les provinces et le second à une motion de défiance signée par plus de 70 députés nationaux et qui a débouché à sa déchéance.