Le vice-ministre Congolais de la Justice, Samuel Mbemba, a fermement exprimé la frustration du peuple Congolais à l’égard de la Cour Pénale Internationale (CPI) après une rencontre avec le procureur adjoint et plusieurs membres du bureau du procureur. À travers cette réunion, le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) a tenu à rappeler l'urgence d'une action face aux crimes commis sur son territoire.
« Nous avons eu une réunion avec le procureur adjoint de la CPI et des membres du bureau du procureur. Nous leur avons transmis le message du peuple Congolais par l'intermédiaire de son gouvernement », a déclaré Samuel Mbemba.
Ce message, relayé par le gouvernement dirigé par la Première ministre Suminwa et sous l'autorité du Président Félix-Antoine Tshisekedi, exprime le mécontentement face à l'inaction persistante de la Cour.
Le vice-ministre a mis en lumière le sentiment d’injustice ressenti par la population Congolaise, qui ne comprend pas pourquoi la CPI, bien que dotée du pouvoir d’agir de manière autonome selon les statuts de Rome, n’a pas encore pris de mesures.
« La RDC a déjà soumis deux renvois à la Cour, mais jusqu’à présent, il n’y a eu aucune réaction », a-t-il souligné.
Pays en proie à des conflits dévastateurs et à des crimes de masse, la RDC s’attend à voir la CPI intervenir rapidement et efficacement.
« S'il y a un endroit dans le monde où des crimes de la compétence de la CPI sont commis, c’est en RDC », a insisté Samuel Mbemba, appelant à une réponse urgente.
Le vice-ministre a conclu en indiquant que « le bureau du procureur en a pris acte », laissant espérer que cette réunion déclenchera enfin une réponse appropriée de la part de la CPI.
Diddy MASTAKI