Paneliste à la deuxième journée de la 2e édition Rebranding Africa Forum, le ministre du Commerce Extérieur de la RDC, Julien Paluku Kahongya, appelle les dirigeants africains à éviter toute précipitation dans l'opérationnalisation de la Zone de Libre Echange Continentale Africaine (ZLECAF).
Ouverts jeudi 17 octobre, les travaux de la 2e édition de Rebranding Africa Forum se sont poursuivis vendredi 18 octobre à Bruxelles, capitale du Royaume de la Belgique et siège de l'Union Européenne (UE). Julien Paluku fait partie de la délégation du Gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC) conduite par la Première Ministre Judith Suminwa.
Intervenant au panel de vendredi, le ministre congolais du Commerce Extérieur a déroulé les grands défis de la mise en œuvre de la ZLECAF. C'est notamment la précipitation et la définition des règles des produits d'origine qui vont bénéficier de la suppression des barrières tarifaires et non tarifaires entre les États africains membres de la Zone de Libre Echange.
« Le premier défi, c'est la précipitation. Prenons l'exemple de l'Union Européenne qui a commencé comme Communauté Économique Européenne en 1957. En 1993, elle migre de la CEE vers l'Union Européenne. Ça veut dire qu'ils ont franchi un temps d'exercice, de vérification, de doute et d'ajustement. Pour nous les africains, je pense que le piège dans lequel nous risquons de tomber c'est celui de la précipitation. Nous voulons aller très vite. Le deuxième défi c'est la définition des règles d'origine. Quels sont le produits qui vont faire l'objet de la suppression des barrières tarifaires et non tarifaires ? Est-ce que c'est tous les produits ou alors les produits qui ont la nationalité économique du pays d'origine ? Parce que des gens risquent d'amener des produits de l'extérieur et faire à sorte qu'ils bénéficient des avantages liés à la ZLECAF. Ça va tuer les économies africaines », a-t-il insisté.
Le ministre du Commerce Extérieur a encouragé les décideurs africains à éviter la précipitation dans l'opérationnalisation de la ZLECAF et définir les produits d'origine de chaque pays membres.
« C'est important qu'on évite la précipitation et qu'on définisse les règles d'origine pour qu'on s'assure que les produits qui font l'objet de libre échange sont des produits d'origine du pays », a conseillé Julien Paluku.
La Zone de Libre Echange Continentale Africaine vise l'intégration économique plus large et plus profonde en vue attirer les investissements, stimuler le commerce et réduire la pauvreté en Afrique.
Martin Leku