La plénière de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo (RDC) a tiré la sonnette d’alarme mardi 29 octobre après avoir pris connaissance du rapport de la commission ECOFIN sur le projet de loi de reddition des comptes pour l’année 2023. Ce rapport met en exergue des dépassements budgétaires qualifiés de « préoccupants », notamment liés à des dépenses d’urgence jugées excessives.
Les conclusions du rapport révèlent également que des dettes non certifiées ont été remboursées par le gouvernement, une décision controversée, étant donné les difficultés que rencontrent actuellement plusieurs programmes sociaux. Ce manque de fonds pour des secteurs cruciaux laisse planer le doute sur la priorité accordée aux besoins sociaux.
Vital Kamerhe, président de l’Assemblée nationale, a vivement réagi, remettant en question la politique budgétaire actuelle. « On se demande si le gouvernement n'a pas contredit les priorités établies par le président de la République, privilégiant le confort de certains individus plutôt que l'intérêt général en payant des dettes », a-t-il déclaré.
Les parlementaires, ainsi que les membres de la société civile, expriment une inquiétude croissante face à la gestion des ressources nationales, soulignant que les dérapages constatés risquent de creuser davantage les inégalités sociales. La situation met en exergue la nécessité de renforcer la transparence et la responsabilité dans la gestion des fonds publics.
La suite de cette affaire dépendra désormais des actions que le gouvernement décidera d’entreprendre pour rectifier le tir, rassurer la population et redonner la priorité aux programmes sociaux.
Diddy MASTAKI