Le ministre de la communication et des médias, Patrick Muyaya a, lors du dernier conseil des ministres, fait part au gouvernement de la situation de la liberté de la presse dans les zones sous contrôle Rwandais, caractérisée par les atteintes à la liberté de la presse et au droit à l’information.
Patrick Muyaya a rappelé que les avancées enregistrées en matière de la liberté de la presse ces dernières années en République Démocratique du Congo, notamment la réforme législative couplée à d'autres actions, ont permis d'améliorer le classement du pays dans l'indice mondial de la liberté de la presse publié par Reporters Sans Frontières (RSF).
Cependant, les événements récents dans l'Est du pays marqués par l'occupation Rwandaise de quelques territoires et villes de Goma et Bukavu en janvier et février 2025, constituent une menace directe pour ces avancées, a déploré le ministre de la communication et médias.
« Les violations de la liberté de la presse et de l'information y sont devenues systématiques, plongeant les journalistes et les médias dans une situation de musèlement, de précarité et d'insécurité alarmante », a-t-il indiqué.
Selon le compte rendu du conseil, « le climat répressif instauré par cette occupation militaire est marqué par une stratégie délibérée de contrôle de l'information, de désinformation et de manipulation des faits, visant à réduire au silence toute voix indépendante et à empêcher la population de recevoir une information fiable et impartiale ».
Face à cette situation alarmante, Patrick Muyaya a rassuré que les organisations professionnelles des médias, en collaboration avec la société civile, les partenaires nationaux et internationaux, ont mis en place des mécanismes de documentation des violations et prévoient des actions de riposte.
Le Ministère de la Communication et médias a pris des dispositions spécifiques en poursuivant son travail de documentation des violations subies par les journalistes et les médias. Cette démarche aboutira à un rapport consolidé qui sera présenté au gouvernement, en vue d'engager des actions judiciaires, diplomatiques et médiatiques contre les auteurs de ces atteintes ; et une liste des recommandations a été dressée à l’intention des membres du conseil.
Le Mwami