Face aux tentatives de « slogans creux » destinés à affaiblir la République et brouiller l’opinion publique, la République Démocratique du Congo affirme désormais un cap, la « souveraineté narrative ». Ce concept, incarné par le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, traduit une volonté de réappropriation du récit national, estime l’analyste politique Me Prince Lukeka dans une analyse transmise à CONGORASSURE.CD
Selon lui, ce narratif « n’est pas une improvisation mais une conquête de grandeur », visant à projeter une image d’un Congo debout, assumant son rôle dans le monde et porteur de solutions aux défis globaux.
Pour Me Lukeka, la RDC est appelée à s’affirmer comme un acteur central de l’équilibre planétaire. « Le bassin du fleuve Congo et la forêt équatoriale, deuxième réserve écologique mondiale après l’Amazonie, font de notre pays un poumon vital de l’humanité », écrit-il.
Au-delà de son rôle écologique, le pays dispose d’atouts miniers stratégiques. « Sans le cobalt, le coltan et le lithium congolais, pas de batteries, pas de véhicules électriques, pas de transition énergétique crédible », poursuit l’analyste. La souveraineté narrative, ajoute-t-il, replace ces ressources dans une logique de développement équitable, rompant avec l’histoire du pillage.
La dimension mémorielle occupe également une place centrale. Marquée par des millions de victimes et ce que l’auteur appelle le « GENOCOST », l’histoire tragique du Congo devient, dans ce nouveau récit, une force morale. « La RDC ne parle pas de justice et de réconciliation en théorie, elle en parle au nom de son histoire », insiste Me Lukeka.
À cette mémoire s’ajoute la vitalité démographique : plus de 60 % de Congolais ont moins de 25 ans. « Cette jeunesse n’est pas un fardeau mais une promesse », observe l’analyste. Pour lui, elle incarne créativité, innovation et entrepreneuriat, démontrant que « l’avenir de notre Nation n’est pas l’exil mais l’audace et la renaissance ».
Sur le plan sécuritaire, le narratif s’ancre dans des réformes engagées sous la présidence de Félix Tshisekedi. Loi de programmation militaire, création d’une réserve armée, revalorisation des soldes, acquisition d’équipements modernes : autant de mesures qui, selon Me Lukeka, « donnent à la Nation les moyens de sa souveraineté et de sa sécurité ».
Ce renforcement est d’autant plus crucial que, dans le prolongement de ces actions, la RDC se dit confrontée à « l’empire du mensonge » venu de Kigali et relayé par certaines complicités internes. Mais, selon l’analyste, « cette entreprise est vouée à l’échec : la RDC n’est plus condamnée au silence, elle a repris la parole et avec elle la maîtrise de son récit ».
Enfin, l’analyste souligne l’écho international de cette démarche. Sous la coordination de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, le pays a intégré le Conseil Paix et Sécurité de l’Union Africaine, le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies (où il occupe la vice-présidence et le rapport), et a été élu membre du Conseil de Sécurité de l’ONU pour 2026-2027.
« Cette triple reconnaissance illustre la place croissante de la RDC dans la gouvernance mondiale et confirme la justesse d’un narratif fondé sur dignité et responsabilité », note Me Lukeka.
En conclusion, il affirme que la souveraineté narrative est « un antidote contre la résignation, contre la falsification et contre l’empire du mensonge », et qu’elle repose sur un principe simple : la dignité du peuple congolais.
Daudi Amin