Au cours de la 3e édition de « BIASHARA AFRICA », tenue du 18 au 20 mai 2026 à Lomé, organisée sous l’égide de la ZLECAf, le ministre Congolais du commerce extérieur, Julien Paluku a présenté la vision du gouvernement Congolais visant à contribuer à bâtir une Afrique intégrée, prospère et souveraine.
« La ZLECAf n’est pas un simple traité, c’est une opportunité historique. Nous devons impérativement passer du statut d’exportateur de matières premières à celui de puissance industrielle pour mettre en valeur notre potentiel de pays riche en matières premières et en biodiversité », a déclaré le ministre.
Lors de cette rencontre, le ministre a structuré la feuille de route du gouvernement Suminwa II, autour de 4 axes : industrialisation et transformation locale, frontières et corridors d’opportunités, un meilleur accès au financement pour les PME congolais, ainsi que l’énergie à travers le développement de Grand Inga.
« Grâce au marché continental de 1,4 milliard de consommateurs, le pays vise à rentabiliser ses investissements dans les Zones Économiques Spéciales (ZES). Ce qui signifie que le cobalt, le cuivre et nos produits agricoles ne doivent plus sortir du pays bruts : la valeur ajoutée doit rester ici, chez nous, pour créer des emplois durables », a-t-il renseigné.
Julien Paluku a indiqué que les neuf frontières du pays, dans le cadre de ce programme, ne sont plus des barrières, mais des vecteurs de croissance.
« Par la digitalisation et la suppression des tracasseries, nous sécurisons les échanges. Nous portons une attention particulière aux femmes et aux petits opérateurs informels, en leur offrant un accès facilité aux marchés formels à travers le régime commercial simplifié (RECOS) », a-t-il poursuivi.
Le ministre a également rassuré que les priorités d’ici 2031 vont se tourner vers l’énergie à travers le développement de Grand Inga, qui affiche une capacité de 44.000 MW, soit deux fois plus que TROIS GORGES en Chine (22.500 MW). Seul Inga pourrait, selon lui, couvrir les besoins de 300 à 600 millions d’Africains.
À en croire le ministère, ce projet marque le passage « du train de l’économie de survie vers une économie de production ».
Le déploiement des infrastructures logistiques (port de Banana, corridor de Lobito, Kisangani–Kasindi, etc,...) ; l’assainissement du climat des affaires et l’amélioration de l’accès au financement pour les PME figurent parmi les leviers clés.
Le succès, a-t-il conclu, se mesurera surtout à travers l’entrepreneur congolais de 2031 : « Je le vois exporter de Kinshasa vers Naïrobi ou Accra avec une simplicité totale, des coûts logistiques divisés par deux, et la fierté de voir le label (Made in DRC) s’imposer sur le marché continental ».
Signalons que la 3e édition de « BIASHARA AFRICA » constitue une plateforme de dialogue et de coopération stratégique, visant à renforcer les dynamiques commerciales et industrielles sur l’ensemble du continent.
Merveilles Kiro