L'activiste et acteur de la société civile Bienvenue Matumo a attribué la responsabilité de la dégradation de la situation sécuritaire dans l'Est de la République Démocratique du Congo au pouvoir en place, estimant que les autorités n'ont pas réussi à renforcer suffisamment les capacités des Forces armées de la RDC (FARDC) face aux menaces persistantes.
S'exprimant sur la crise sécuritaire qui secoue les provinces orientales du pays, Matumo a reconnu les efforts fournis par l'armée Congolaise sur le terrain, tout en soulignant que les résultats escomptés n'ont pas été atteints.
« Ce n'est pas que les FARDC n'ont pas combattu. Les FARDC ont essayé, mais n'ont pas réussi », a-t-il déclaré, estimant que l'absence de réformes profondes au sein de l'armée constitue l'une des causes majeures des difficultés actuelles.
L'activiste considère que la responsabilité première de cette situation incombe au président de la République, en sa qualité de garant de la sécurité nationale et de l'intégrité du territoire.
« La responsabilité de gouverner le Congo, de sauver le Congo et de protéger ses frontières est dans les mains de celui qui nous gouverne », a-t-il affirmé.
Pour Bienvenue Matumo, le débat sur l'agression extérieure ne doit pas occulter les responsabilités internes liées à la gestion de l'État et à la protection des citoyens. Il estime que les Congolais sont en droit d'exiger des comptes de leurs dirigeants sur les questions de sécurité et de défense.
Ces déclarations interviennent dans un contexte marqué par la poursuite des combats dans l'est du pays, où les FARDC font face à plusieurs groupes armés, notamment l'AFC/M23 et les rebelles ADF, tandis que les appels à une réforme du secteur de la sécurité se multiplient au sein de la classe politique et de la société civile.
Diddy Mastaki