Le secrétaire général de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), Mgr Donatien Nshole, a lancé, ce 1er juillet à Kinshasa, un appel à l'unité nationale à l'endroit des jeunes issus de différentes confessions religieuses, dans un contexte marqué par des tensions grandissantes autour du débat sur une éventuelle révision de la Constitution.
S'exprimant devant les participants, le prélat a dressé le constat d'un climat politique préoccupant, estimant que les divergences d'opinion risquent de fragiliser davantage la cohésion nationale.
Reprenant le message conjoint publié le 30 juin par la CENCO et l'Église du Christ au Congo (ECC), Mgr Donatien Nshole a regretté que « les passions prennent le pas sur la raison », tout en rappelant que « la paix est confisquée, particulièrement dans l'Est » de la République Démocratique du Congo.
Face à cette situation, il a exhorté les jeunes à jouer un rôle actif dans la préservation de l'unité nationale, les invitant à devenir des « artisans de paix » et des « remparts contre la division ».
Le secrétaire général de la CENCO a également renouvelé son plaidoyer en faveur d'un dialogue sincère, inclusif et républicain, précisant qu'il ne devrait pas être perçu comme un simple cadre de partage du pouvoir.
Selon lui, ce dialogue doit plutôt constituer « une véritable table de vérité et de réconciliation nationale », capable de répondre aux défis politiques, sécuritaires et sociaux auxquels le pays est confronté.
Cette prise de position intervient alors que le débat sur une éventuelle révision de la Constitution continue d'alimenter les discussions au sein de la classe politique et de la société civile Congolaise.
Diddy Mastaki