Le secrétaire général des Nations-Unies, António Guterres, a rencontré jeudi 24 septembre à New-York le président Burundais Évariste Ndayishimiye, qui assure en 2026 la présidence de l’Union Africaine. L’entretien s’est tenu en marge de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations-Unies, consacrée notamment aux grands enjeux de coopération internationale, de paix et de sécurité.
Au cœur des échanges : le renforcement de la coopération entre les Nations-Unies et l’Union Africaine dans le domaine de la paix et de la sécurité, avec une attention particulière portée à plusieurs foyers de crise sur le continent Africain.
Selon le compte rendu publié par l’ONU, António Guterres et Évariste Ndayishimiye ont notamment abordé les situations dans le Sahel, la Corne de l’Afrique et la région des Grands Lacs. Les deux dirigeants ont également échangé sur la justice climatique et les questions liées à la jeunesse.
La mention de la région des Grands Lacs intervient dans un contexte régional marqué par d'importants enjeux sécuritaires et diplomatiques. Le Burundi, qui assure la présidence de l’Union Africaine pour l’année 2026, entend notamment inscrire les questions de paix et de sécurité parmi les priorités de son mandat.
Evariste Ndayishimiye avait pris la tête de l’Union Africaine en février 2026, à l’issue du sommet de l’organisation à Addis-Abeba, succédant au président Angolais João Lourenço.
Cette responsabilité place ainsi le chef de l’État Burundais au cœur des consultations Africaines et internationales consacrées aux crises du continent, notamment dans les régions confrontées à des conflits armés et à des défis humanitaires.
Guterres et Ndayishimiye favorables à une réforme de la gouvernance mondiale
Les deux dirigeants ont également souligné la nécessité de réformer les institutions de la gouvernance mondiale.
Cette question figure parmi les débats récurrents portés par l’Afrique au sein des Nations-Unies, notamment autour de la représentativité des institutions internationales et de la place du continent dans les mécanismes de décision mondiaux.
La rencontre de New-York intervient ainsi dans un contexte diplomatique particulièrement dense, marqué par la présence de nombreux Chefs d’État et de gouvernement à la 81e Assemblée générale de l’ONU.
Pour les Nations unies et l’Union Africaine, le renforcement de leur coopération constitue un axe important pour répondre aux crises sécuritaires africaines, tout en faisant avancer les dossiers liés au climat, à la jeunesse et à la réforme du système international.
Le compte rendu de l’ONU ne précise toutefois pas les mesures concrètes arrêtées par António Guterres et Évariste Ndayishimiye à l’issue de leur entretien.
Diddy Mastaki