La Coalition « HAKI ZANGU » ACEDH a organisé, ce samedi 3 octobre 2026 à Kinshasa, une conférence de presse consacrée à l’état d’avancement de la proposition citoyenne visant à modifier la loi n°23-027 du 15 juin 2023 relative à la protection et à la responsabilité des défenseurs des droits de l’homme en République Démocratique du Congo.
Cette rencontre est intervenue à l’issue d’un cadre de concertation réunissant des défenseur·e·s des droits humains, des députés nationaux ainsi que des parlementaires membres de la Commission politique, administrative et juridique (PAJ). Les échanges ont notamment porté sur les amendements apportés au texte citoyen par l’équipe de la députée nationale Adèle Bazizane Maheshe, qui porte cette démarche au sein de l’Assemblée nationale.
Au cours de la conférence de presse, les organisateurs ont présenté les principales conclusions de ces consultations ainsi que l’état d’avancement du processus parlementaire. Les prochaines étapes envisagées pour l’examen de la proposition de modification de la loi ont également été abordées.
La situation des défenseurs des droits humains, notamment ceux engagés dans la protection de l’environnement et la défense des droits fonciers, a constitué un autre point important des échanges. « HAKI ZANGU », Inclusive Aid for Humanity et l’ACEDH, Alerte Congolaise pour l’Environnement et les Droits de l’Homme ont ainsi partagé leurs préoccupations concernant les difficultés rencontrées par ces acteurs dans leurs différentes zones d’intervention.
Prenant la parole, la députée nationale Adèle Bazizane Maheshe a expliqué les motivations qui l’ont conduite à soutenir cette initiative. Elle estime nécessaire de renforcer la protection juridique des défenseurs des droits humains, compte tenu de leur rôle dans la société.
« Personnellement, je me suis dit qu’il fallait qu’on y apporte des amendements et que ceux-ci soient plus protégés parce qu’ils sont là pour servir les autres et qu’ils ne peuvent pas faire l’objet d’intimidations ou de poursuites du moment où ils exercent un métier qui n’est pas payant et qui est ingrat, comme on peut le dire », a-t-elle déclaré.
Selon la députée, le travail des défenseurs des droits humains contribue également au fonctionnement de l’État, notamment à travers la dénonciation des violations des droits fondamentaux.
Elle souligne que ces alertes peuvent permettre aux autorités d’identifier certaines insuffisances et d’améliorer leurs pratiques en matière de gouvernance et de gestion de la responsabilité publique.
Pacheco Kavundama