La formule « Le peuple d’abord est devenu les carrés miniers d’abord », lancée par Jean-Claude Mulumba Tshisekedi, frère biologique du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, remet en question les priorités de la gouvernance en République Démocratique du Congo. Prononcée il y a quelques jours lors du vernissage du livre de Marthe Kasalu, cette déclaration relance le débat sur la gestion des richesses minières et le respect de l’héritage politique d’Étienne Tshisekedi wa Mulumba. Elle fait également écho aux prises de position de Max Nissan Amade sur les enjeux miniers en Ituri.
Présent en cette circonstance, Jean-Claude Mulumba a dénoncé ce qu’il considère comme un décalage entre la vision politique de son père, Étienne Tshisekedi wa Mulumba, et les priorités actuelles du pays.
« Le peuple d’abord est devenu les carrés miniers d’abord », a-t-il déclaré, dans une intervention largement relayée sur les réseaux sociaux.
Cette sortie publique soulève la question de la place accordée aux intérêts de la population dans la gestion des ressources naturelles du pays. Elle interroge également la responsabilité des personnalités proches du pouvoir lorsqu’elles estiment nécessaire de rappeler les principes qui ont marqué l’histoire politique Congolaise.
Max Nissan Amade et la gouvernance minière en Ituri
En Ituri, Max Nissan Amade, présenté comme point focal de la Grande Orientale et chargé de mission du chef de l’État pour la médiation et la résolution des conflits, intervient également dans le débat sur la gestion des ressources naturelles et la défense des intérêts des communautés locales.
Ses partisans voient dans ses prises de position une volonté de promouvoir une gouvernance minière plus responsable et de faire en sorte que les richesses naturelles contribuent davantage au développement de la province.
Les deux personnalités sont ainsi rapprochées autour d’une préoccupation commune : la nécessité de placer l’intérêt général au centre des décisions publiques. Toutefois, cette convergence thématique ne suffit pas à établir qu’elles poursuivent exactement le même combat politique.
Le « peuple d’abord » à l’épreuve des faits
Conseiller le pouvoir et dénoncer les insuffisances éventuelles de la gouvernance ne sont pas nécessairement des démarches contradictoires. Une critique constructive peut contribuer à améliorer les politiques publiques, à condition qu’elle repose sur des faits vérifiables et débouche sur des propositions concrètes.
Dans le secteur minier, cette exigence implique notamment la transparence des recettes, le respect des obligations des entreprises, la création d’emplois et des retombées concrètes pour les populations riveraines.
Peut-on alors considérer Jean-Claude Mulumba et Max Nissan comme les véritables héritiers du combat d’Étienne Tshisekedi ? Cette appréciation nécessite d’examiner leurs engagements et leurs actions, au-delà des déclarations publiques.
La fidélité au principe « Le peuple d’abord » se mesure moins aux discours qu’aux résultats obtenus en faveur de la population congolaise. C’est à cette aune que les prises de position et les engagements de ces deux personnalités peuvent être évalués.
Rédaction