La déclaration publiée à l'issue du conclave de Rome, tenu du 25 au 27 octobre 2026, soulève deux préoccupations majeures du des membres de la Conférence des Présidents de cette plate-forme politique qui méritent une clarification au sein de la Coalition Article 64 (C64).
Pour ces membres, le Pacte de confiance signé par les membres de la C64, consacre la Conférence des présidents comme organe décisionnel. Dès lors, toute initiative stratégique engageant la Coalition doit respecter les mécanismes de décision prévus par ce texte.
Dans son communiqué, le Présidium ne saurait se substituer à la Conférence des présidents sur des questions qui relèvent de la compétence de cette dernière.
A l’en croire, la proposition du Présidium de jouer un rôle de médiation entre Félix Tshisekedi et Joseph Kabila suscite des interrogations sur la mission même de la C64.
« Notre Coalition a été créée pour défendre l'ordre constitutionnel, les acquis démocratiques et l'alternance, et non pour s'improviser médiatrice entre des protagonistes politiques. Cette médiation doit s'inscrire dans le cadre d'un dialogue national inclusif, sous la facilitation des acteurs que nous soutenons, notamment ECC-CENCO, l'Union africaine et la communauté internationale », indique le document.
Et d’ajouter : « Le Présidium ne peut être plus grand que son Pacte de confiance, ni s'éloigner de la mission fondatrice de la coalition. Le respect des règles internes, la collégialité des décisions et la fidélité à notre combat constitutionnel doivent demeurer les principes directeurs de notre action ».
Pour clore, les membres de la Conférence des Présidents de la Coalition C64 exigent la libération immédiate et sans condition de Marley Vuvu, de Prince Epenge et de Stéphane Shiso.
Pour rappel lors du conclave de Rome, les dirigeants de la coalition C64 avait proposer rencontrer Félix Tshisekedi et Joseph Kabila dans l’objectif d’un dialogue inclusif pour faire sortir la RDC du gouffre dans lequel il se trouve.
DM Ngovoka