Une femme de 65 ans, proche des deux premiers patients, a été testée positive au virus Ebola, a annoncé vendredi 16 octobre le ministère kényan de la Santé. Les autorités affirment qu’aucune transmission communautaire n’a été mise en évidence et poursuivent la recherche de trois contacts.
Le Kenya a confirmé, vendredi 16 octobre 2026, un troisième cas d’Ebola sur son territoire. Selon un communiqué du ministère de la Santé, la patiente est une femme de 65 ans, identifiée comme un contact direct et une proche parente des deux premiers cas. Elle appartient à la famille du patient vivant en République démocratique du Congo qui avait introduit la maladie dans le pays.
La sexagénaire était en quarantaine depuis le 6 octobre, date à laquelle le Kenya avait annoncé son premier cas et son premier décès liés à Ebola. Après l’apparition d’une fièvre, de maux de gorge et d’un malaise, elle a été isolée et des prélèvements ont été réalisés.
Les analyses effectuées au laboratoire national de référence en virologie et dans celui de l’Institut kényan de recherche médicale (KEMRI) ont confirmé une infection par le virus Bundibugyo, responsable d’une forme de la maladie à virus Ebola. La patiente a ensuite été transférée dans une unité spécialisée dans les maladies infectieuses, où elle reçoit des soins de soutien.
Le ministère souligne que son placement préalable en quarantaine a permis une détection précoce et limité les risques de propagation. Cette mesure signifie que « le reste de sa famille et le grand public sont protégés de l’exposition au virus », assure-t-il. Le deuxième patient se trouve, pour sa part, dans un état stable et répond bien aux soins, selon le communiqué.
Les autorités estiment que le risque pour la population demeure faible, en l’absence d’éléments indiquant une transmission communautaire. Sur les 130 contacts recensés, 127, soit 97,7 %, ont été retrouvés et placés en quarantaine. Les recherches se poursuivent pour localiser les trois autres.
Le ministère prévient toutefois que de nouveaux cas peuvent encore apparaître parmi les personnes suivies jusqu’à la fin de leur période de surveillance. Il assure que le dispositif en place doit permettre de les détecter et de les prendre en charge rapidement.
Parallèlement, les autorités ont renforcé les moyens de prévention dans les 28 comtés considérés comme à haut risque ainsi qu’aux points d’entrée du pays, avec la distribution d’équipements de protection et de matériel de contrôle sanitaire. Des contrôles renforcés concernent également les arrivées aériennes en provenance de dix pays jugés à risque.
Malgré ces mesures, le Kenya maintient les voyages, les échanges commerciaux et les rassemblements publics sans restriction, précise le communiqué signé par le directeur général de la Santé, Patrick Amoth. Les autorités appellent la population à rester vigilante et à signaler rapidement tout symptôme suspect.
Rédaction