Le territoire d’Irumu, dans la province de l’Ituri, a de nouveau été frappé par une attaque meurtrière attribuée aux combattants des Forces Démocratiques Alliées (ADF). Le bilan provisoire fait état de vingt-cinq (25) civils tués dans la chefferie de Walese-Vonkutu, précisément dans la localité de Apakolu.
Selon les informations communiquées par la Convention pour le Respect des Droits Humains (CRDH), antenne d’Irumu, l’attaque est intervenue dans la matinée du dimanche, aux environs de 4 heures du matin. Les assaillants ont pris pour cible des civils sans défense.
Christophe Munyaderu indique que quinze (15) civils, tous des hommes, ont été tués alors qu’ils étaient enfermés dans une maison, tandis que sept (07) autres personnes ont été abattues le long de la route lors de l’incursion. Le nombre de victimes pourrait s’alourdir, le bilan communiqué restant provisoire.
Outre les pertes en vies humaines, la CRDH signale que plusieurs civils ont été pris en otage par les assaillants, une situation qui accentue l’angoisse au sein des communautés locales déjà éprouvées par l’insécurité persistante.
Face à cette nouvelle tragédie, la CRDH/Irumu appelle les autorités sécuritaires à renforcer urgemment le dispositif de protection des populations. Elle recommande notamment l’installation de positions militaires le long de la rivière Ituri, aux points stratégiques suivants :
- Kivuko de Fufukeba, dans le village de Bwanasura ;
- Kivuko de Kintumbe, dans le village de Pikamaibo, vers la concession APAFEV/Mayangose.
Cette nouvelle attaque vient allonger la liste des violences attribuées aux ADF dans le territoire d’Irumu et relance le débat sur l’efficacité des mesures de sécurité mises en place pour protéger les civils dans les zones à haut risque.
Joël Heri Budjo