La situation sécuritaire est restée globalement calme, mais fragile, durant la dernière semaine de février dans quelques territoires dans la province de l'Ituri.
Selon le nouveau rapport de OCHA-RDC consulté par Congorssure.cd, cette institution des nations unies révèle que des incident sont toutefois été signalés par des acteurs de protection dans la zone de santé de Logo dans le territoire de Mahagi, dont des cas de femmes déplacées qui auraient été victimes de violences sexuelles alors qu’elles revenaient de leurs champs.
« Les femmes continuent de se rendre dans des zones isolées pour accéder à leurs moyens de subsistance, ce qui accroît leur exposition aux risques de violence », alerte OCHA.
Par ailleurs, plus de 18 900 personnes sont retournées depuis décembre dans les villages de Kepira, Taga et Ter Awa (zone de santé d’Aungba) après près de deux ans de déplacements liés aux affrontements entre groupes armés.
Ce retour résulte des efforts de médiation des leaders communautaires et des autorités locales. Toutefois, ces personnes retournées n’ont pas encore accès aux services de base ni à une assistance multisectorielle.
Le 09 février, de fortes pluies et des vents violents ont détruit trois (03) salles de classe de l’école primaire Leni (Zone de santé d’Angumu) et endommagé un centre de santé, affectant l’éducation de plus de 100 élèves et l’accès aux soins pour près de 13 600 personnes.
Outre dans le territoire de Mambasa, entre novembre 2025 et février 2026, près de 37 400 personnes sont arrivées par vagues successives dans sept aires de santé de la zone de santé de Mandima, selon une alerte d’un partenaire humanitaire. Majoritairement hébergées dans des familles d’accueil, ces populations ont des besoins urgents en nourriture, eau potable, articles ménagers essentiels et soins de santé. Les femmes et les filles restent particulièrement exposées aux violences basées sur le genre.
« Ces déplacements sont liés aux incursions récurrentes de groupes armés dans les zones de santé d’Oïcha (Nord-Kivu), Mandima et Lolwa, ainsi qu’aux opérations militaires », révèle cette agence.
Cependant, en territoire d’Irumu, une recrudescence des violences armées a été observée dans la zone de santé de Komanda. Entre le 24 et le 27 février, des attaques de groupes armés dans plusieurs villages ont fait au moins dix (10) morts, sept (07) personnes enlevées et un blessé, selon des sources locales.
Le 25 février, des acteurs de protection ont signalé que six (06) civils auraient également été enlevés par des éléments d’un groupe armé à Djanda (Zone de santé de Gety) alors qu’ils travaillaient dans leurs champs.
Dans le territoire d'Irumu, depuis le 10 février, des pluies torrentielles ont affecté 757 ménages d’anciens déplacés (plus de 3 700 personnes) dans l’aire de santé de Komanda, détruisant 323 abris et en endommageant 35 sur les sites de Kibonge, Umoja et CE39.
Les infrastructures d’hygiène et d’adduction d’eau sont fortement dégradées, nécessitant une intervention urgente des acteurs humanitaires face à l’ampleur des besoins.
Les familles vivent désormais dans une forte promiscuité, sans matelas ni couvertures, exposées aux intempéries et aux risques sanitaires.
David Aluta