L’Auditorat militaire supérieur du Sud-Kivu a annoncé la découverte de onze fosses communes dans les cités de Sange et Luvungi, en territoire d’Uvira, près de sept mois après les massacres de civils attribués au M23, que les autorités Congolaises accusent d’être soutenu par le Rwanda.
Cette annonce a été faite lundi à l’issue d’une mission d’enquête conduite conjointement par l’Auditorat militaire supérieur du Sud-Kivu et la 33ᵉ région militaire.
Selon les autorités judiciaires militaires, les investigations ont permis de localiser plusieurs sites d’inhumation collective et de recueillir des éléments susceptibles de constituer des preuves de graves violations du droit international humanitaire.
Le colonel magistrat Kumbu Ngoma, auditeur militaire supérieur du Sud-Kivu, a indiqué que ces découvertes s’inscrivent dans le cadre des enquêtes ouvertes afin d’établir les circonstances des massacres commis dans cette partie de la province.
« Des enquêtes judiciaires ont été ouvertes contre certains responsables de l’AFC/M23, notamment Bertrand Bisimwa et ses alliés, afin d’établir les responsabilités dans ces exactions », a déclaré le magistrat militaire.
Les autorités judiciaires précisent que les investigations se poursuivent afin d’identifier les victimes, documenter les faits et établir les responsabilités individuelles dans ces crimes présumés.
Cette découverte intervient dans un contexte où les appels se multiplient en faveur de la lutte contre l’impunité et de la poursuite des auteurs présumés des violations des droits humains commises dans l’est de la République Démocratique du Congo.
Les autorités Congolaises réaffirment leur volonté de faire toute la lumière sur ces événements et de traduire les responsables présumés devant la justice.
Rédaction