La ville de Bunia, chef-lieu de la province de l'Ituri attend ce jeudi 18 décembre l’arrivée de deux anciens fondateurs de la Convention pour la Révolution Populaire (CRP), dans le cadre des efforts en cours visant à consolider la paix et la stabilité dans la province de l’Ituri.
Dr Nicolas Synthe Awachang’o, chargé de communication de la délégation, il s’agit de Charles Kakani, ancien vice-président de la CRP, et de David Ung’yertho, ancien chargé de la défense, de la stratégie, du renseignement et de la planification de guerre au sein de ce mouvement armé. Les deux ex-responsables ont décidé de se rendre à la République démocratique du Congo après plusieurs consultations effectuées à Kinshasa.
Selon les organisateurs, les deux hommes seront accompagnés de membres du cabinet du Vice-Premier ministre, ministre national de la Défense et Anciens combattants. Leur arrivée à Bunia est prévue aux alentours de 11 heures locales, par l’aéroport Murongo.
Cette démarche s’inscrit dans le cadre du processus national de pacification engagé par les autorités du pays, en appui aux initiatives menées au niveau provincial pour mettre fin à l’insécurité persistante en Ituri. Elle vise notamment à encourager l’abandon de la lutte armée et à favoriser la réintégration pacifique des anciens acteurs des groupes armés.
La délégation entend ainsi renforcer les efforts conduits par le gouverneur de la province de l’Ituri, le général Johnny Luboya N'kashama, pour faire taire les armes et créer un climat favorable à la paix et au développement.
Dans un message adressé à la population, Dr Nicolas Synthe Awachang’o, chargé de communication de la délégation, a invité les habitants de Bunia, la société civile, les jeunes, les associations féminines ainsi que les autres forces vives à réserver un accueil pacifique aux anciens responsables de la CRP.
Il a précisé que cette rencontre sera également l’occasion pour les deux ex-fondateurs de la CRP d’adresser un message public en faveur de la paix et d’appeler les autres combattants encore actifs à renoncer à la violence au profit de la stabilité et du vivre-ensemble en Ituri.
Joël Heri Budjo