Le général de brigade Dunia Kashindi Fabien a été désigné commandant provisoire de la 33e région militaire, une zone stratégique couvrant les provinces du Sud-Kivu et du Maniema, dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu dans l’est de la République démocratique du Congo.
Selon une note officielle émanant du chef d’état-major général des Forces armées congolaises (FARDC), consultée par CONGORASSURE.CD, cette réorganisation du commandement prévoit également la nomination du colonel Babadi Bakenge Jean-Philippe comme commandant adjoint chargé des opérations et des renseignements. Le colonel Kavungiro Balimenyere Marc est, quant à lui, affecté aux fonctions d’administration et de logistique.
Cette nomination intervient alors que la province du Sud-Kivu fait face à une instabilité persistante marquée par l’offensive de la rébellion du M23, qui a occupé ces derniers mois plusieurs localités et positions stratégiques.
Après plus d’un mois de présence à Uvira, les combattants du M23 se sont retirés de la ville en début de semaine dernière, à la faveur d’une pression diplomatique internationale accrue, notamment de la part des États-Unis, selon des sources concordantes. Les autorités congolaises ont, dans la foulée, annoncé un plan visant à restaurer pleinement l’autorité de l’État dans cette cité du Sud-Kivu, même si des éléments rebelles restent positionnés sur certaines collines environnantes.
Vendredi 23 janvier, le gouverneur du Sud-Kivu, Jean-Jacques Purusi, a effectué son retour à Uvira après plusieurs semaines d’absence, sous les applaudissements de la population. Il avait quitté la ville peu avant le 10 décembre 2025, date coïncidant avec sa prise par les assaillants.
La prise de fonction du général Dunia Kashindi Fabien s’inscrit dans la volonté affichée de Kinshasa de relancer l’administration civile et militaire dans la région et de consolider le contrôle gouvernemental sur Uvira et ses environs.
Officier supérieur aguerri, le général Kashindi Fabien bénéficie d’une solide expérience militaire. Recruté au sein de l’armée congolaise en 1997, il a été formé à l’École royale militaire de Bruxelles et a suivi plusieurs stages de perfectionnement aux États-Unis et au Canada, gravissant progressivement les échelons de la hiérarchie militaire.
Daudi Amin