Neuf (09) corps de civils tués lors des récentes attaques attribuées aux rebelles ADF ont été récupérés et remis aux familles dans la chefferie des Walese-Vonkutu, en territoire d’Irumu. L’information est confirmée par Christophe Munyanderu, coordonnateur territorial de la Convention pour le Respect des Droits Humains (CRDH/Irumu).
Selon cette structure de défense des droits humains, des proches des victimes, endeuillés depuis les attaques survenues entre le vendredi 23 et le mardi 27 janvier 2026, se sont mobilisés dans la matinée de ce mardi pour se rendre en brousse afin de ramener les corps en vue d’inhumations dignes.
Sans escorte des services de sécurité, ces civils ont néanmoins réussi à récupérer neuf corps, provenant de plusieurs localités touchées par les violences, notamment Mangwalo, Pakanza, Apamayaya, Ahombo, Apakolu et Kisalaba.
Toutefois, certaines familles n’ont pas pu retrouver les dépouilles de leurs proches. D’après la CRDH/Irumu, plusieurs corps seraient piégés par des engins explosifs, particulièrement dans les zones d’Apakolu et de Pakanza, rendant leur récupération extrêmement dangereuse.
La CRDH déplore l’absence d’accompagnement sécuritaire lors de cette opération menée par des civils et condamne le refus des services de sécurité de les assister, une situation qui, selon elle, a conduit à l’abandon d’autres corps en brousse faute d’expertise en déminage.
Face à cette situation, l’organisation appelle à une intervention urgente des services spécialisés afin de procéder au désamorçage des mines et permettre la récupération des corps encore abandonnés, tout en évitant de nouvelles pertes humaines.
Joël Heri Budjo