Les Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC), appuyées par les groupes d’autodéfense dits Wazalendo, ont affirmé avoir repoussé ce mercredi 18 février une nouvelle attaque menée par la coalition rebelle M23/Alliance Fleuve Congo-Twirwaneho dans la région de Mulenge, au Sud-Kivu.
Selon plusieurs sources locales, l’offensive a débuté vers 10h30, visant des positions de l’armée congolaise et de ses alliés. Les combats se sont rapidement intensifiés, avec des échanges d’armes automatiques et des détonations d’armes lourdes. En riposte, les FARDC indiquent avoir contenu l’assaut avant de repousser les assaillants en direction de Lemera.
Des affrontements ont également été signalés le même jour dans les villages de Kabere et Kanga. Par ailleurs, des tirs nourris ont été entendus dans le centre de Sange, sur l’axe stratégique Uvira–Bukavu, accentuant la psychose au sein des populations civiles.
Ces nouveaux combats interviennent alors qu’un cessez-le-feu, soutenu par l’Angola dans le cadre des efforts régionaux de médiation, devait entrer en vigueur ce mercredi à midi. Sur le terrain, cependant, les armes ne se sont pas totalement tues, illustrant la fragilité persistante des engagements diplomatiques face aux dynamiques militaires locales.
Aucun bilan humain ou matériel officiel n’était disponible dans l’immédiat. Mais la reprise des hostilités dans cette zone déjà éprouvée par des mois de tensions confirme la volatilité de la situation sécuritaire dans l’Est de la République Démocratique du Congo, où chaque initiative de désescalade reste confrontée aux réalités d’un conflit profondément enraciné.
Diddy Mastaki