Selon le récent rapport de OCHA-RDC sur la situation sécuritaire, humanitaire et sanitaire, la province de l’Ituri, la poursuite des violences dans les territoires de Djugu, Irumu et Mambasa continue d’exposer les civils aux attaques, aux enlèvements et aux déplacements forcés, aggravant les besoins de protection.
Le document consulté par Congorassure.cd annonce que, plus de 45 000 personnes restent déplacées dans la zone de Biakato (Territoire de Mambasa ), tandis que plus de 17 000 autres ont récemment été déplacées dans le territoire de Mahagi.
D'après cette institution des Nations-Unies, le territoire d’Aru, dans la province de l'Ituri continue de faire face à des incursions récurrentes d’acteurs armés étrangers le long de la frontière avec le Soudan du Sud, exposant les populations civiles à des enlèvements, des violences physiques et des pillages.
« Ces attaques alimentent des déplacements préventifs vers la brousse et accentuent les préoccupations en matière de protection dans les localités frontalières », alerte OCHA-RDC.
D'ailleurs, entre les 11 et 12 mai, plus de 70 civils auraient été enlevés dans les villages d’Ulendere et d’Arile, dans la zone de santé (ZS) d’Adi, tandis que le 31 mai, trois autres civils auraient été enlevés dans le village de Nyangbare, selon des sources locales.
Face à cette situation, les acteurs de la protection appellent au renforcement des mesures de protection des civils dans cette zone frontalière.
Par ailleurs, le territoire de Djugu malgré l’annonce d’un cessez-le-feu le 14 mai par un groupe armé actif dans le territoire, les violences ont rapidement repris, aggravant les risque protection pour les populations civiles, en particulier les personnes déplacées vivant dans les sites et communautés d’accueil.
« Des affrontements ont ainsi été signalés autour de Bule les 22 et 23 mai, faisant au moins un mort et dix blessés parmi les déplacés du site de Plaine Savo, tandis que plusieurs habitations ont été incendiées. Par ailleurs, entre le 15 et le 28 mai, au moins 11 personnes déplacées ont été tuées à proximité des sites de Plaine Savo et de Rhoe, illustrant la persistance de l’insécurité et la vulnérabilité continue des populations déplacées », ajoute-t-elle.
Selon elle, ces incidents confirment une tendance similaire à celle observée le mois précédent, marquée par la persistance de l’insécurité et l’exposition continue des civils aux violences, particulièrement des personnes déplacées, tant sur les sites que lors de leurs activités de subsistance.
David Aluta