Une vive tension a régné la matinée du lundi 10 août dans la localité de Some, située au PK26 sur l'axe Mambasa–Beni (RN44), à la suite de la fusillade du jeune Kasereka Sikuli Prince survenue dans la nuit. Grièvement touchée, la victime se trouverait actuellement entre la vie et la mort, une situation qui a déclenché une vague de colère au sein de la population locale.
En signe de protestation, les habitants de Some ont décrété une grève générale illimitée. Boutiques, marchés et activités commerciales sont restés totalement paralysés tout au long de la journée. Les résidents exigent le relèvement immédiat des militaires FARDC déployés dans la zone, qu'ils accusent de manière récurrente de graves violations des droits humains, ainsi que d'actes de pillage et de vol commis lors de patrouilles nocturnes.
Face à cette détérioration rapide du climat social, l’ONGDH Protection Plus est montée au créneau pour exprimer sa profonde préoccupation. Dans une déclaration signée par Me John Vuleveryo Musombolwa, l'organisation de défense des droits humains met en garde les autorités administratives, militaires et judiciaires contre le risque de voir ces tensions dégénérer en une nouvelle foyer d'insécurité.
L'ONGDH appelle le gouvernement à agir avec diligence en ouvrant une enquête impartiale sur la fusillade, tout en prêtant une oreille attentive aux griefs de la population. Elle rappelle avec force que la sécurité ne peut se construire contre les citoyens, mais bien avec eux, soulignant l'urgence de restaurer la confiance avant que la colère populaire ne tourne à la confrontation ouverte.
Gloiredo Ngise