Le décès d'une femme et les blessures graves subies par un conducteur de moto-taxi lors d'une électrocution survenue jeudi matin au quartier Butsili, près de l'Hôpital Général de Référence de Beni, relancent le débat sur la qualité et la sécurité de la desserte électrique dans la ville.
Selon les premières informations, l'accident serait lié à une installation électrique attribuée à l'ENK. La victime a perdu la vie sur place tandis que le taximan a été admis dans un état critique dans une structure sanitaire de la ville.
Au-delà de l'émotion suscitée par ce drame, plusieurs habitants dénoncent les difficultés croissantes liées à l'approvisionnement en électricité. Depuis plusieurs jours, de nombreux quartiers de Beni font face à des interruptions récurrentes du courant électrique, sans communication officielle détaillée sur les causes exactes de cette situation.
Ces coupures affectent non seulement les ménages, mais également les activités économiques qui dépendent fortement de l'énergie électrique. Commerçants, artisans, restaurateurs et autres opérateurs économiques affirment subir d'importantes pertes en raison de cette instabilité énergétique.
Dans ce contexte, des voix s'élèvent pour réclamer une réforme du secteur. Plusieurs acteurs locaux plaident en faveur d'une ouverture du marché de l'électricité à d'autres opérateurs afin de diversifier l'offre énergétique et de répondre à la demande croissante d'une ville en pleine expansion démographique.
Pour ces acteurs, l'amélioration de l'accès à une énergie fiable constitue un enjeu majeur pour le développement de Beni, appelée à jouer un rôle économique de plus en plus important dans la région.
L'incident de Butsili remet ainsi au premier plan les questions de sécurité des infrastructures électriques et de gouvernance du secteur énergétique, dans une ville où l'électricité est devenue un besoin vital aussi bien pour les ménages que pour les activités productives.
Diddy Mastaki